Livret A, immobilier, énergie : tout ce qui change au 1er février 2022

 

Comme ce fut le cas à de nombreuses reprises par le passé, le taux de rémunération du Livret A a évolué au 1er février 2022. Mais, pour la première fois depuis plus de 10 ans, ce changement est à la hausse ! En parallèle, d’autres évolutions sur les prix sont à noter… à la hausse également ! Voici un tour d’horizon des changements constatés en ce début d’année.

Le taux du Livret A doublé

C’est la principale annonce en ce qui concerne l’épargne des Français. Le taux du Livret A a évolué au 1er février 2022, passant de 0,5 à 1 %. Il s’agit tout simplement de la première hausse de ce produit d’épargne réglementée en 10 ans. En chute libre depuis 2011 où il affichait un taux de rémunération de 2,25 %, le Livret A a multiplié les baisses régulières. En parallèle, son plafond avait été rehaussé, passant notamment au plafond actuel de 22 950 € au 1er février 2013. Les rémunérations élevées que ce produit pouvait proposer il y a maintenant plus de 40 ans sont loin. En 1981 par exemple, son taux de rémunération était de 8,50 %. Inimaginable aujourd’hui.

La révision du taux de rémunération du Livret A est accompagnée par une remontée généralisée des autres livrets d’épargne réglementée. En effet, puisque nous sommes en période d’inflation, la révision est automatique. Dans le sillage du Livret A, le taux du livret d’épargne populaire (LEP) passe lui de 1 à 2,2 % (avec un plafond qui n’évolue pas, toujours à 7 700 €). En ce qui concerne le livret de développement durable et solidaire, il suit lui encore l’évolution du Livret A (de 0,5 à 1%). Le taux du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) passe lui aussi à 1% comme celui du Livret jeune, qui évolue de 0,5% à 1%.

Terminons ce tour d’horizon des hausses des produits d’épargne avec le compte épargne logement (CEL). Tombé à 0,25 % depuis deux ans, il va être désormais rémunéré à hauteur de 0,75 %. Il s’agit pour rappel d’un produit d’épargne dédié aux projets de logements et aux travaux.

Une hausse généralisée des tarifs

Les prix à la consommation ont nettement augmenté en 2021. Après une hausse de + 1,1% en 2019 puis + 0,5% en 2020, les chiffres de l’INSEE parlent d’une évolution de + 1,6 % sur 2021. « La hausse de l’inflation résulte, d’une part, d’un rebond des prix de l’énergie et des produits manufacturés et, d’autre part, d’une accélération des prix des services. En revanche, le ralentissement des prix de l’alimentation et du tabac limite la hausse d’ensemble » peut-on lire dans un rapport de l’institut.

En 2022, on ne devrait pas assister à un retournement de situation. Cela concerne en particulier l’immobilier. Le prix des logements (loyer, eau, enlèvement des ordures ménagères) a connu une progression de 1,1 % en moyenne en 2021. Les loyers seuls ont augmenté de 0,9 % sur une année contre 0,4 % en 2020.

Toujours du côté des prix, il faut également s’attendre à des hausses en ce qui concerne les transports avec des tarifs des péages en progression de 2 % en moyenne. Pour contrer l’augmentation, les retraités gagnant moins de 2000 € nets par mois vont percevoir au 1er février 2022 leur « indemnité inflation » d’un montant de 100 €.

Le coût de l’énergie, une bombe à retardement pour le budget des ménages

Se loger et honorer toutes les dépenses afférentes va continuer de coûter cher. Petite consolation, au 1er février 2022, la hausse du coût de l’énergie est contenue avec un bouclier tarifaire décidé par le gouvernement. Celui-ci concerne les tarifs réglementés de l’électricité et du gaz, dont la hausse est officiellement limitée à 4 %. Concrètement, la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité est réduite au minimum. Le gouvernement a demandé à EDF d’augmenter son quota d’électricité vendue à prix réduits aux concurrents. En forçant ainsi l’énergéticien à céder sa production à bas coût, le gouvernement offre aux consommateurs une soupape… jusqu’à la fin du mois de janvier 2023.

Ce contexte particulier qui concerne le coût de l’énergie doit servir de signal d’alarme pour accélérer la modernisation du parc de logements. Plus que jamais, utiliser les aides à la rénovation énergétique est pertinent. SI vous achetez un logement ancien qui nécessite une rénovation lourde ou des travaux d’amélioration, renseignez-vous sur les différentes aides à votre disposition. Vous pouvez par exemple solliciter le dispositif Ma Prime Renov, avec des montants distribués pour une grande variété de travaux, selon votre niveau de revenus. Consultez le portail France Renov pour tout savoir. Ces travaux donnent parfois le droit à un éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) ou peuvent être financés avec un prêt bancaire classique.

 

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