MaPrimeRénov’ 2026 : le guide complet pour financer vos travaux de rénovation énergétique
ActualitésAprès plusieurs mois de turbulences – suspension partielle à l’été 2025, puis arrêt total début 2026 faute de budget voté – MaPrimeRénov’ a rouvert ses guichets le 23 février 2026. Le principal dispositif d’aide publique à la rénovation énergétique est de retour, avec de nouvelles règles… et des montants revus à la baisse par rapport à 2024. L’aide permet de financer des travaux de rénovation jusqu’à 80 % selon vos revenus, et elle est cumulable avec d’autres aides et avec un prêt à taux zéro. Encore faut-il comprendre les règles du jeu. Ce guide vous les détaille.
Qui peut bénéficier de MaPrimeRénov’ 2026 ?
MaPrimeRénov’ est ouverte à tous les propriétaires – occupants ou bailleurs – d’un logement construit depuis au moins 15 ans et occupé à titre de résidence principale (au moins 8 mois par an). Les copropriétés peuvent également en bénéficier via un dispositif spécifique (MaPrimeRénov’ Copropriété) que nous ne détaillerons pas ici.
Les conditions communes :
- Vous êtes propriétaire ou usufruitier du logement ;
- Le logement a au moins 15 ans et constitue une résidence principale ;
- Les travaux sont réalisés par un artisan certifié RGE (Reconnu garant de l’environnement) ;
- La demande d’aide est déposée en ligne avant le début des travaux.
Si vous êtes bailleur, des engagements supplémentaires existent :
- Louer le logement pendant au moins 6 ans après perception de la prime ;
- Prévenir votre locataire de la réalisation des travaux ;
- Ne pas répercuter le montant de la prime dans une réévaluation de loyer.
Les deux parcours : rénovation par geste ou rénovation d’ampleur
MaPrimeRénov’ se décline en deux volets distincts, dont les conditions et les montants diffèrent significativement.
| Rénovation par geste | Rénovation d’ampleur | |
|---|---|---|
| Principe | Un ou deux travaux ciblés (isolation, chauffage, chauffe-eau) | Bouquet de travaux avec au moins 2 gestes d’isolation et gain de 2 étiquettes DPE minimum |
| DPE requis | Tous DPE (A à G) | Uniquement E, F et G (passoires thermiques) |
| Revenus éligibles | Bleu, Jaune et Violet (pas les revenus supérieurs) | Tous les ménages, y compris revenus supérieurs |
| Aide maximale | Forfait fixe par type de travaux (ex. : 5 000 € pour une PAC air/eau, profil bleu) | Jusqu’à 80 % du coût des travaux, plafond de 40 000 € HT |
| Accompagnement | Conseiller France Rénov’ (recommandé) | Conseiller France Rénov’ (obligatoire) + Accompagnateur Rénov’ agréé |
| Dépôt du dossier | maprimerenov.gouv.fr | monprojet.anah.gouv.fr |
Rénovation par geste : les montants de l’aide selon vos revenus
Les montants varient selon votre catégorie de revenus. Voici les principales primes pour les travaux les plus courants :
| Travaux | Bleu | Jaune | Violet | CEE* |
|---|---|---|---|---|
| PAC air/eau (dont hybrides) | 5 000 € | 4 000 € | 3 000 € | ~4 000 € |
| PAC géothermique | 11 000 € | 9 000 € | 6 000 € | ~5 000 € |
| Chauffe-eau thermo. | 1 200 € | 800 € | 400 € | ~100 € |
| Poêle à granulés | 1 250 € | 1 000 € | 750 € | ~800 € |
| Isolation toiture (rampants) | 25 €/m² | 20 €/m² | 15 €/m² | ~12 €/m² |
| Fenêtres (simple → double) | 100 €/u. | 80 €/u. | 40 €/u. | ~38 €/u. |
| Ventilation double flux | 2 500 € | 2 000 € | 1 500 € | ~300 € |
* Certificats d’économie d’énergie : montants indicatifs, cumulables avec MaPrimeRénov’. Les ménages à revenus supérieurs (Rose) ne bénéficient que des CEE pour la rénovation par geste.
Rénovation d’ampleur : des aides plus importantes, des exigences plus fortes
Si votre logement est classé E, F ou G au DPE, vous pouvez prétendre à la rénovation d’ampleur, quel que soit votre niveau de revenus. Ce parcours est plus exigeant – au moins deux gestes d’isolation, gain minimal de deux étiquettes énergétiques, pas de chaudière gaz ni fioul – mais l’aide est nettement plus généreuse.
| Profil de revenus | % du coût des travaux | Plafond (2 étiquettes) | Plafond (3+ étiq.) | Accompagnement |
|---|---|---|---|---|
| Bleu — Très modestes | 80 % | 30 000 € HT | 40 000 € HT | 100 %(plafond 2 000 €) |
| Jaune — Modestes | 60 % | 30 000 € HT | 40 000 € HT | 80 %(plafond 2 000 €) |
| Violet — Intermédiaires | 45 % | 30 000 € HT | 40 000 € HT | 40 %(plafond 2 000 €) |
| Rose — Supérieurs | 10 % | 30 000 € HT | 40 000 € HT | 20 %(plafond 2 000 €) |
Concrètement, un ménage francilien à revenus très modestes (profil bleu) qui engage 40 000 € de travaux pour gagner 3 étiquettes énergétiques peut percevoir 32 000 € d’aide MaPrimeRénov’, auxquels s’ajoutent les CEE (intégrés automatiquement au dossier) et d’éventuelles aides locales. L’accompagnement par un Accompagnateur Rénov’ agréé est alors pris en charge à 100 %. Et une avance de 30 % du montant de l’aide peut être versée avant le démarrage des travaux.
Ce qui a changé en 2026 : les points de vigilance
La version 2026 de MaPrimeRénov’ présente plusieurs évolutions importantes par rapport aux règles antérieures. Certaines sont favorables, d’autres nettement moins.
Les bonnes nouvelles
La première, et la plus attendue, c’est la réouverture du dispositif à l’ensemble des ménages. Après une fin d’année 2025 où seuls les foyers les plus modestes pouvaient déposer un dossier, la rénovation d’ampleur est de nouveau accessible à tous les profils de revenus, y compris les revenus supérieurs même si, pour ces derniers, l’aide reste limitée à 10 % du coût des travaux.
Autre évolution significative : un rendez-vous avec un conseiller France Rénov’ est désormais obligatoire avant toute demande de rénovation d’ampleur. L’objectif affiché est double : mieux cadrer les projets en amont et lutter contre les fraudes qui avaient conduit à la suspension du dispositif à l’été 2025. En pratique, c’est aussi un filet de sécurité pour vous. Le conseiller vérifie la cohérence entre les devis, les travaux envisagés et votre situation, avant que vous ne vous engagiez.
Le nouveau mode de calcul du DPE, entré en vigueur au 1er janvier 2026, joue également en faveur de nombreux propriétaires. Le changement du coefficient de conversion de l’électricité a permis à environ 700 000 logements de sortir des catégories F et G, sans aucuns travaux. Si votre appartement est concerné, vous n’êtes plus soumis aux interdictions de location. Et si un audit avait été réalisé avant le 1er janvier, c’est l’ancien classement qui prévaut pour le calcul de vos aides.
Enfin, MaPrimeRénov’ reste cumulable avec les certificats d’économie d’énergie (CEE), l’éco-prêt à taux zéro (dont vous pouvez vérifier votre éligibilité avec notre simulateur dédié), les aides locales des collectivités, le chèque énergie et les exonérations de taxe foncière. Pour la rénovation d’ampleur, les CEE sont même intégrés automatiquement au dossier, ce qui simplifie les démarches.
Les points de vigilance
Ne nous y trompons pas : le dispositif 2026 est sensiblement moins généreux que celui d’avant l’été 2025. Les plafonds ont été nettement revus à la baisse :
- Avant juin 2025, l’aide pouvait atteindre 90 % du coût des travaux (plafond de 70 000 €) ;
- Désormais, c’est 80 % maximum avec un plafond de 40 000 €.
Pour les ménages qui avaient commencé à chiffrer un projet sur les anciennes bases, l’écart peut être douloureux.
Deux types de travaux ont par ailleurs été exclus du parcours par geste en 2026 : l’isolation des murs et les chaudières biomasse (chaudières à bois et à granulés). Pour l’isolation des murs, il reste les aides CEE auprès des fournisseurs d’énergie (environ 10 €/m²), mais le montant n’a rien à voir avec l’ancienne prime. Quant aux chaudières biomasse, leur exclusion s’inscrit dans un recentrage du dispositif sur les équipements les plus performants.
Côté délais, la prudence s’impose. Plus de 80 000 dossiers sont actuellement en attente d’instruction à l’Anah, héritage de la période de suspension. Les premiers retours font état de délais de traitement supérieurs à quatre mois. Si vous engagez un projet, anticipez cette latence dans votre calendrier et attendez idéalement le courrier d’acceptation avant de démarrer les travaux.
Dernier point : les ménages à revenus supérieurs (profil Rose) sont exclus du parcours par geste. Si votre foyer dépasse les plafonds de la catégorie Violet, seules les CEE restent mobilisables pour des travaux ponctuels. Pour bénéficier de MaPrimeRénov’, il faudra vous orienter vers une rénovation d’ampleur, ce qui suppose un logement classé E, F ou G et un projet global d’au moins deux gestes d’isolation.
Financer le reste à charge, c’est là qu’IN&FI Crédits intervient !
Même avec une aide à 80 %, le reste à charge peut représenter plusieurs milliers d’euros. Pour une rénovation d’ampleur à 40 000 € avec un profil Jaune (60 % d’aide), il reste par exemple 16 000 € à financer. Pour un profil Violet (45 %), ce sont 22 000 €.
Plusieurs solutions existent pour couvrir ce montant : l’éco-prêt à taux zéro (jusqu’à 50 000 €), le PTZ pour l’achat de votre résidence principale (cumulable avec MaPrimeRénov’ d’ampleur), un prêt travaux, ou une intégration du financement des travaux dans votre crédit immobilier. Le bon montage financier dépend de votre situation : apport disponible, capacité d’emprunt, durée souhaitée, aides locales mobilisables.
Chez IN&FI Crédits, nos conseillers intègrent systématiquement la dimension énergétique dans le montage de votre projet immobilier. Que vous achetiez un bien à rénover ou que vous souhaitiez améliorer votre logement actuel, nous vous aidons à articuler crédit immobilier, prêt travaux, éco-PTZ et aides publiques dans un plan de financement cohérent.
Rapprochez-vous de votre agence IN&FI Crédits. Rénover, c’est aussi un projet financier. Alors autant le construire sur de bonnes bases, avec le regard de nos experts.