Immobilier : Une hausse spectaculaire des prix. Les vendeurs se font rares.

Les prix de l’immobilier explosent partout. Cette hausse ne se traduit pas encore dans les statistiques officielle publiée par l’INSEE mais il semble bien que la hausse des prix de l’immobilier soit violente dans de très nombreuses régions du pays.

Pour le moment, il ne s’agit que de signaux faibles, d’impression du terrain. Nous devrions avoir la confirmation ou non de cette dynamique dans les prochains mois.

Dans certaines régions, on évoque des hausses à deux chiffres. La demande est très forte et surtout l’offre de bien à vendre paraît bien trop faible ; Conclusion les prix augmentent. Dans certaines régions, il n’y a plus rien à vendre et de très nombreux acheteurs qui se battent, surenchérissent parfois pour acheter.

Serions nous en train de vivre une accélération de la hausse des prix de l’immobilier après une année 2020 déjà très dynamique ?

Ce qui se passe sur le terrain est dingue depuis le début de l’année ! Nous sommes très très loin d’un marché de crise. Le marché est typique d’un marché haussier dans lequel tout le monde veut acheter avant que le prix augmentent encore davantage. La peur de ne pas réussir à acheter et la perspective d’une hausse qui continuerait encourage les acheteurs à acheter toujours plus cher.

Les vendeurs dominent le marché ; Les acheteurs sont aux abois et subissent la pression du marché. Ils doivent accepter de payer toujours plus cher et ne disposent plus de marge de négociation.

Bref, la situation n’est vraiment pas confortables pour les acheteurs ; En revanche, les quelques vendeurs se régalent (mais ils sont rares, car lorsque l’on anticipe une hausse des prix dans les prochains mois ou années, les vendeurs préfèrent attendre que les prix montent avant de vendre).

En Juillet 2015, nous étions exactement dans la situation inversée. Les vendeurs étaient aux abois et les acheteur dominaient le marché et pouvaient alors négocier les prix à la baisse. Nous avions écrit cet article à l’époque « Et si c’était le moment d’investir dans l’immobilier ? Prix en baisse, taux de crédit immobilier faibles, vendeurs aux abois…« . Nous sommes en train de refermer cette période dorée pour l’acheteur. Il fallait être capable d’être contrariant et investir alors même que le marché n’était pas particulièrement porteur.

A l’opposé, le marché immobilier Parisien et dans les grandes métropoles aux prix de l’immobilier inaccessibles semble en train de caler. Dans la dernière note de conjoncture, les notaires expliquent timidement, sans oser écrire « baisse des prix » :

« la situation parisienne ne constituerait donc plus forcément un cas isolé. La pression des prix dans d’autres agglomérations pourrait aussi pousser leurs habitants vers l’extérieur, encouragés par une envie de pierre « verte » décuplée par la crise sanitaire : le télétravail se généralise ; fortement encouragé par les pouvoirs publics, il rend les choses possibles.

L’exemple de la situation lyonnaise, qui semble plus subir un effet prix qu’un effet crise sanitaire quant à un déport de ses acquéreurs, conforte ce scénario. Et si le phénomène parisien prenait la forme d’un phénomène métropolitain ?

Dans un contexte globalement haussier, la réorientation géographique, conséquence d’un processus décisionnel accéléré par les effets de la crise sanitaire, pourrait contribuer à une réorientation des prix dans les grandes villes devenues de moins en moins abordables après des années de hausses successives. Par ailleurs, d’aucuns redécouvriraient la qualité de vie de certaines villes moyennes et de leurs centres-villes, générant un effet de rattrapage conséquent de leurs prix : citons Angers, qui n’a pas connu de hausse de prix des appartements inférieure à 20 % depuis le 1er trimestre 2020, ou encore Caen, qui affiche une hausse des prix de ses appartements de 11 % sur 2020, tendance qui semble se confirmer sur le premier semestre 2021.«

A suivre.

Et vous, comment voyez vous l’évolution des prix de l’immobilier sur le terrain ?

Quels sont vos signaux faibles ?

 

ps : Attention,aux analyses prospectives et aux certitudes. Pour vous en convaincre, il suffit de relire cet article de 2016 : « Primeview confirme une baisse de 30% des prix de l’immobilier dans 5 à 10 ans. » Depuis, les prix ont augmenté de 20% 😉 et nombreux sont ceux qui attendent toujours le bon moment pour investir.

Et n’oubliez pas : Le meilleur moment pour investir, c’était il y a 20 ans. le deuxième meilleur moment pour investir, c’est maintenant.

A suivre.