Immobilier: la folle ruée des trentenaires - Mai 2019

Fonder une famille entraîne souvent l’achat de sa résidence principale… En même temps, il faut anticiper le financement des études des enfants.

Une fois leurs choix professionnels effectués et leur carrière lancée, maison et bébé(s) sont souvent en tête des priorités des trentenaires. Bien plus tard que leurs parents, certes : selon l’Insee, les femmes ont en moyenne 36 ans et les hommes 38 ans lors de leur mariage. En vingt ans, l’âge moyen au moment du mariage a augmenté de cinq ans ! Et pour les mariages homosexuels, c’est encore plus tardif : 44 ans pour les hommes et 38 ans pour les femmes. Pour les pacs, l’Insee ne donne pas l’âge moyen, mais la tendance est sensiblement la même. Côté bébés, selon l’Ined, l’âge moyen des parents à l’arrivée du premier enfant ne cesse d’augmenter : 30,6 ans en 2018, contre 29,8 ans dix ans plus tôt. Il y a cinquante ans, moins de 10 % des femmes devenaient mères après 30 ans, alors que c’est désormais le cas d’un tiers d’entre elles.

Des crédits favorables aux primo-accédants

Si les schémas classiques sont décalés ou inversés, le premier enfant arrivant parfois avant la bague au doigt, pour autant, les préoccupations demeurent les mêmes : acheter ou non sa résidence principale et se constituer un patrimoine, notamment pour faire face aux longues études supposées de la progéniture. « L’arrivée d’un enfant est très souvent le déclencheur de l’achat d’une résidence principale », confirme Bruno Rouleau, directeur des partenariats chez In & Fi Crédits. Face à des loyers relativement élevés, surtout dans les grandes villes, la comparaison avec le remboursement d’un prêt immobilier tourne rapidement en faveur de l’accession à la propriété. Encore plus depuis 2016, lorsque les taux de crédit ont atteint un plancher inédit : 1,33 % en moyenne hors assurance et toutes durées d’emprunt confondues. C’est un peu remonté depuis – 1,44 % en février 2019, selon les données de l’Observatoire Crédit logement/ CSA ,- mais reste particulièrement bas. D’où la ruée sur la pierre, avec des niveaux record de plus de 950 000 transactions annuelles depuis deux ans.