Coronavirus: les courtiers demandent des mesures exceptionnelles pour le crédit immobilier - Mars 2020

Alors que la France est paralysée par l’épidémie de Covid-19, l’Association professionnelle des intermédiaires en crédits demande aux pouvoirs publics des aménagements pour aider les emprunteurs à rembourser leur emprunt.

Pour soutenir l’activité du marché immobilier durant la crise liée
au Covid-19, les courtiers demandent aux ministères du
Logement et des Finances de prendre des mesures temporaires
pour aider les ménages à faire face au remboursement de leur
crédit immobilier ou à la mise en place de celui-ci. L’APIC
(Association professionnelle des intermédiaires en crédits)
demande au gouvernement deux principales mesures: “la
possibilité de suspendre ou de reporter, durant 6 mois, le
remboursement des échéances de prêt pour ceux qui
rencontrent des difficultés, par exemple les commerçants qui ont
dû fermer leur activité; et l’allongement de 60 jours
supplémentaires de la durée des conditions suspensives des
compromis de vente en cours, actuellement de 45 jours, afin de
faire face aux ralentissement des délais de traitement des
dossiers”, explique Bruno Rouleau, directeur des partenariats du
courtier In&Fi Crédits et président de l’APIC.

Refus de prêts en série
Parallèlement, les courtiers souhaitent aussi que soient
suspendues les restrictions des conditions d’octroi des crédits
immobiliers instaurées par le HCSF (Haut conseil de stabilité
financière) “afin de ne pas bloquer davantage le marché
immobilier”. Ces dernières semaines, les autorités bancaires ont
rappeler aux banques de respecter la règle des 33%
d’endettement (les mensualités de crédit ne devant pas dépasser
le tiers des revenus de l’emprunteur), de ne pas octroyer de prêts
sur une durée de plus de 25 ans et un endettement inférieur à
sept années de revenus, sauf pour 15% de leur production. Selon
le courtier Meilleurtaux, l’application de ces dispositions “devrait
exclure 200.000 ménages de l’accès à la propriété”, calcule son
président Hervé Hatt. De fait, depuis le début de l’année et avant
l’épidémie, les refus de prêts se sont multipliés, entraînant la
crainte d’un ralentissement du marché immobilier sur 2020.

source Challenge