Impôts locaux : taxe d’habitation, taxes foncières

Taxe d’habitation et taxe foncière frappent, chaque année, les bâtiments et terrains. Perçus au profit des régions, départements et communes, ces impôts locaux sont calculés sur la valeur locative.

Impôt locaux : Taxe d’habitation

Chaque année, toute personne, propriétaire ou locataire, disposant au 1er janvier d’un logement meublé affecté à son habitation, doit normalement payer la taxe d’habitation.

S’agissant de logements affectés à l’habitation principale, bénéficient d’une exonération totale de taxe d’habitation, les personnes invalides ou infirmes, ainsi que les plus de 60 ans ou veufs aux revenus modestes (moins de 9 437 € pour la 1re part de quotient familial + 2 520 € par 1/2 part supplémentaire, pour 2007, en métropole), ou titulaires du RMI (sauf redevables de l’ISF).

Certaines dépendances sont également exonérées des taxes d’habitation: garages éloignés de 1 km au moins, par exemple.

L’habitation principale peut également faire l’objet :

  • d’un abattement de 5, 10 ou 15 %, sur décision des collectivités,
  • d’un abattement pour charge de famille de 10 % au minimum pour chacune des 2 premières personnes à charge, 15 % pour les autres,
  • d’un dégrèvement d’office, total ou partiel, sous condition de revenus des personnes.


Dégrèvements d’office de taxe d’habitation 2007

Montant des revenus de 2006 à ne pas dépasser

Montant du dégrèvement

 

22 192 € pour la 1re part de quotient familial, majorés de :

– 5 186€ pour la 1re demi-part

– 4 080 € par demi-part supplémentaire

     

     

    Fraction de taxe d’habitation supérieure à 4,3 % du revenu net imposable du foyer fiscal, diminué d’un abattement de 4 814 € pour la 1re part de quotient familial, majoré de :

    – 1 391 € pour chacune des 4 demi-parts suivantes

    – 2 461 € par demi-part supplémentaire

       


      Impôts locaux : Taxes foncières

      Chaque année, toute personne, propriétaire au 1er janvier d’un bâtiment ou d’un terrain situé en France, doit normalement payer une taxe foncière sur les propriétés :

      • bâties (maison individuelle, immeuble locatif, etc.),
      • et non bâties (terrain à bâtir, terre agricole).

      Bénéficient, notamment, d’une exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties, au titre de leur habitation principale :

      • de plein droit, les personnes âgées de plus de 75 ans ou handicapées aux revenus modestes (comme pour la taxe d’habitation), ou encore titulaires de l’allocation supplémentaire du FNS (Fonds national de solidarité),
      • sur décision des collectivités territoriales et à hauteur de 50 ou 100 %, les propriétaires de logements achevés avant 1989, pour lesquels un certain montant de dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt en faveur du développement durable est effectué à compter de 2007.

      Certaines constructions (constructions et entreprises nouvelles, logements réhabilités à usage locatif) bénéficient également d’une exonération de taxes foncières de 2, 10, 15 ou 20 ans.

      Bénéficient d’une exonération de taxe foncière sur les propriétés non bâties :

      • les jeunes agriculteurs, pendant 5 ans,
      • les propriétés agricoles,
      • les bois et forêts, pendant 10, 30 ou 50 ans selon les types de plantations.