Le déménagement, une nouvelle envie massive des Français

Le déménagement, une nouvelle envie massive des Français

25 % des Français souhaitent déménager en 2021. Ce chiffre, issu d’une étude réalisée par OpinionWay pour L’Officiel du déménagement, témoigne d’un véritable changement. Logique après l’année 2020 si particulière marquée par la crise sanitaire du Covid-19, ponctuée par des périodes de confinement et des restrictions de déplacement.

Une envie de changement très nette

 

C’est une certitude, les Français déménageront davantage en 2021. Privés de certaines de leurs libertés et notamment de leurs déplacements pendant plusieurs mois, cantonnés à domicile et dans l’impossibilité de pouvoir réaliser leurs projets immobiliers, de nombreux ménages ont dû reporter leurs projets. Ajoutons à cela un habitat qui était parfois mal adapté au confinement, un espace qui est devenu trop petit, et tout ceci aboutit sur une envie de déménagement plus forte.

Concrètement, selon le baromètre 2021 « les Français et le déménagement » tenu par OpinionWay, 25 % des personnes sondées déclarent vouloir déménager cette année. Il s’agit d’une hausse de 10 points par rapport à l’année 2020.

Mais toutes les classes d’âge ne sont pas concernées de la même manière. Cette envie de changement concerne en majorité les moins de 35 ans. Parmi eux, 55 % vivent en appartement et souhaitent déménager pour retrouver un cadre plus vert et plus familial.

C’est aussi la localisation géographique qui influence fortement la réponse à cette question sur un éventuel déménagement. Alors que 23 % des personnes interrogées songent à déménager en moyenne dans les régions françaises, ce chiffre monte à 29 % en Île-de-France.

Le retour de la ruralité

 

2021 pourrait accélérer encore un phénomène apparu depuis les années 1990, et même détecté à partir de 1975, l’exode urbain. Les grandes métropoles perdent de leur attractivité, et les installations en périphérie, ou encore dans d’autres aires urbaines proches se multiplient. Habiter au cœur d’une très grande ville n’est plus le rêve et le projet immobilier principal de nombreux Français. Si on a pu parler par le passé de périurbanisation puis de rurbanisation, nous semblons aujourd’hui entrer dans une période de transition vers un retour à la ruralité fort.

Mais attention : si la recherche d’un cadre de vie plus vert est une réalité, cette envie de changement est aussi marquée par un besoin de se rapprocher des loisirs et des centres d’intérêt individuels plutôt que du lieu d’exercice du travail. On accepte aujourd’hui de s’éloigner du siège social ou des bureaux, même s’il faut y aller quotidiennement ou plus épisodiquement. À ce titre, l’accélération du télétravail et l’adoption massive de ce mode de collaboration par les entreprises est un catalyseur fort. Dans les entreprises qui ont validé un accord de télétravail généreux, on peut s’attendre à voir des collaborateurs s’éloigner et jouer la carte de la ruralité.

De nombreux ménages vont faire le choix de « renoncer » à la ville, de s’en éloigner pour trouver ailleurs autre chose, un autre équilibre. « Face aux changements en cours, à un nouvel âge de la dispersion, la question qui se pose apparaît de plus en plus : pourquoi a-t-on encore besoin des villes ? » questionne Nicolas Senil, géographe et ingénieur de recherches à l’Université Grenoble Alpes (UGA) dans les colonnes de Transitions Energies[i].

Campagne ou ville, des envies immobilières multiples

 

Le paysage immobilier des années à venir semble se bâtir autour de ces deux envies : oui, les Français vont déserter les grands centres urbains et aller chercher un air plus frais et un décor plus vert ailleurs. Toutefois, les grandes villes ne vont pas pour autant se vider de leurs habitants et vont continuer de rester des aires d’attractivité fortes. C’est en ville que se concentrera l’emploi, les infrastructures y seront toujours plus importantes et une certaine variété culturelle prédominera. L’exode urbain ne va donc pas concerner toutes les grandes villes de la même façon. D’ailleurs, plusieurs études d’acteurs de l’immobilier le prouvent : des métropoles comme Marseille, Nantes, Nice, Strasbourg ou encore Toulouse ont vu les intentions d’achat et de location progresser en 2020.

En ce qui concerne les achats immobiliers, cette hétérogénéité de la demande et cette grande diversité sur tout le territoire va faire de chaque projet une recherche unique. D’où la nécessité pour les candidats à l’achat de se faire accompagner par des acteurs qui connaissent les spécificités locales et qui peuvent leur apporter des conditions idéales. Cela peut par exemple passer par l’appui d’un agent immobilier qui connaît son secteur, ou encore par le regard d’un courtier en immobilier spécialiste – comme IN&FI Crédits – qui sait s’adapter aux besoins de tous les projets.

[i]https://www.transitionsenergies.com/exode-rural-exode-urbain/

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