« Épargne Covid » : les Français ont épargné pour leur projet immobilier !

Épargne Covid

La crise sanitaire de Covid-19 a mis en pause de nombreux projets. Entre les restrictions de déplacement et les périodes de confinement, les ménages ont dû s’adapter. Des vacances réduites, parfois annulées, moins de dépenses de loisirs, et un budget parfois réorienté notamment sur le bricolage. Globalement, les Français ont eu tendance à épargner durant la crise du Covid-19. Un matelas d’argent mis de côté assez important, une réserve qui ne demande aujourd’hui qu’à être mobilisée alors que la sortie de crise se présente. La priorité pourrait être donnée à l’immobilier.

Les Français ont épargné pendant la crise

Un quart des Français avoue avoir épargné plus depuis un an en comparaison avec l’année précédente. Un constat qui touche majoritairement les ménages les plus aisés : 35 % d’entre eux gagnent en effet plus de 4 000 € par mois. Il s’agit majoritairement de cadres supérieurs, situés en Île-de-France, qui ont pu développer leur épargne de précaution car ils n’ont pas été touchés directement par la crise sanitaire au niveau de leur emploi, étant salariés. Les ménages qui déclarent eux avoir moins épargné durant les 12 derniers mois sont constitués en majorité d’artisans et de commerçants ainsi que de personnes inactives ou d’étudiants.

Selon les données compilées par l’Ifop, les ménages qui ont épargné sont plutôt jeunes : 33% des 25 à 34 ans ont plus épargné qu’au cours des dernières années contre 19% des 50 à 65 ans. Cette épargne accumulée par les Français en 2020 de manière exceptionnelle représente la somme de 110 milliards d’euros. 55 milliards pourraient s’ajouter en 2021, pour former un total de 165 milliards d’euros.

28 % des ménages qui se sont livrés à cette épargne évoquent l’immobilier en priorité lorsque leur demande dans quel projet ils souhaitent réinvestir ce surplus d’épargne. L’achat d’une nouvelle voiture ou encore les dépenses liées aux voyages suivent. Mais c’est bien la pierre qui ressort grande gagnante.

L’épargne des Français, indispensable pour relancer le secteur de l’immobilier

Cette épargne contrainte et forcée du fait d’un contexte global qui n’incitait pas aux dépenses devient aujourd’hui un véritable enjeu dont le gouvernement veut se saisir. Car en ayant accumulé un bas de laine conséquent, les ménages ont le pouvoir de relancer l’économie, et notamment d’accompagner le secteur de l’immobilier qui a largement souffert.

En 2020, le nombre de transactions dans l’ancien a baissé de 4 % pour atteindre 1 024 000 sur l’ensemble de l’année (contre 1 075 000 ventes en 2019). Des chiffres relativement proches de ce que l’on pouvait constater en 2017 et 2018. Toutefois, les grandes villes, qui étaient jusque-là plus dynamiques ont vu le nombre de ventes s’effondrer. Exemple avec Paris et l’Île-de-France où les ventes ont chuté de 18 %.

On a assisté à un vrai rééquilibrage sans réelle action sur les prix, qui se résume en réalité à un attentisme de la part des vendeurs et des acheteurs. L’épargne mise de côté peut servir à déverrouiller le marché.

Les biens qui vont connaître un fort engouement après la crise du Covid-19

À quels types de biens pourrait le plus profiter cette épargne exceptionnelle ? Selon les profils des épargnants, on peut imaginer plusieurs cas de figure. Majoritairement localisés en Île-de-France, les ménages pourraient décider d’investir dans une résidence principale s’ils ne sont pas encore propriétaires. En restant à Paris ou en fuyant la capitale ?

Parmi les ménages les plus aisés, certains sont aussi déjà propriétaires de leur résidence principale. Cela signifie que leur épargne destinée à l’immobilier pourrait servir pour l’achat d’une résidence secondaire ou pour un projet d’investissement locatif. Dans le cas où c’est ce dernier projet qui serait retenu de manière massive, il pourrait s’agir d’une bonne nouvelle pour le secteur de la construction, pour venir financer les programmes Pinel. Cela pourrait aussi profiter au parc ancien avec une modernisation de biens devenus trop vétustes (via l’investissement en Denormandie).

Les prochains mois vont permettre de comprendre comment les ménages concernés vont orienter leur épargne et où va se placer leur priorité pour sécuriser leurs fonds. Avec des taux de crédit immobilier toujours plus bas, qui ont continué de baisser en avril 2021, sans oublier un assouplissement des conditions d’octroi de crédits immobiliers, tout laisse à penser que les projets vont se multiplier. Si l’optimisme est de rigueur et que les Français parviennent à être réalistes tout en ayant confiance, ils pourraient faire de l’année 2021 une année record.

 

Si vous aussi, vous souhaitez investir dans l’immobilier, étudiez votre capacité à emprunter !