Les dernières recommandations du HCSF pas forcément plus souples…

Le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) a enchainé les publications ces derniers mois.

Cette autorité d’accompagnement de la politique monétaire, jusqu’ici discrète, avait provoqué un cri d’alarme des professionnels de l’immobilier et de la distribution de crédit fin 2019 en fixant des recommandations fortes sur le durcissement des conditions d’accès au crédit, immobilier principalement.

Face à la mobilisation des opérateurs du marché, il avait annoncé des mesures d’assouplissement le 22 décembre dernier, qu’il s’est empressé de détailler le 27 janvier 2021. Désormais, les durées maximales de remboursement demeurent limitées à 25 ans, mais pour les opérations touchant au Neuf (comprenez essentiellement construction et promotion), la période de préfinancement (donc les fonds versés avant livraison et amortissement du prêt) pourra permettre de prévoir 2 ans supplémentaires.

Le plafond du taux d’endettement est remonté à 35% (au lieu de 33%), mais les primes d’assurance emprunteur sont désormais obligatoirement comprises dans le calcul du taux d’effort.

Enfin, les banques disposeront d’une fraction de crédits aux conditions dérogatoires à tout ceci, passée de 15 à 20%, mais avec un quota lié à l’accession de la résidence principale et à la primo-accession majoré. Un avis plutôt mitigé mais légèrement assoupli, sauf qu’en période de taux d’intérêt très bas, le poids de l’assurance de prêt est plus élevé et vient rogner la hausse du taux d’endettement supplémentaire notamment pour les revenus modestes. Et puis, encore faudra-t-il que les banques décident d’appliquer la souplesse supplémentaire en termes d’endettement. Enfin, le HCSF ne s’arrête pas là puisqu’il propose au Ministère de l’Economie d’acter législativement ces évolutions pour les figer. Plus que jamais la préparation des projets immobiliers va nécessiter un accompagnement en amont….

 

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