Où en est le marché de l’immobilier ?

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3 mois après les premières sorties du confinement lié à la crise sanitaire, et surtout après 6 mois d’activité, les professionnels ont fait un point intermédiaire sur l’état du Marché dans l’Ancien, publié récemment par la FNAIM.

Une baisse des transactions attendue pour 2020

L’impact de la période de la crise sanitaire est visible avec un arrêt brutal et une chute des ventes de 80% sur la période mi-mars à mi-mai. Mais le rattrapage a été tout aussi vif, sans aucun doute en liaison avec le caractère saisonnier de la période estivale (mutations, séparations, fin des cycles scolaires/universitaires…). Néanmoins, la FNAIM table sur une perspective à 800.000 transactions pour 2020, à rapprocher du 1,07 million de transactions en 2019, soit une baisse de l’ordre de 25%.

Une inégalité nationale dans l’évolution des prix

Côté prix, c’est une stabilité qui cache des disparités très fortes. Tandis que les zones rurales continuent de baisser, le Top 20 des agglomérations nationales poursuit sa hausse. Celle-ci se situe vers les 5% voire plus , et peut aller jusqu’à 10% dans certains secteurs de la région parisienne. Le motif : l’urgence de la réalisation des opérations pour les personnes concernées par des impératifs temporels tandis que le marché est en manque de biens, et la proximité de moyens de transports et de centres hospitaliers.

Pas de migration rurale pour le moment

Par contre, la migration rurale annoncée  n’a pas eu lieu pour l’heure. A peine a -t-on ressenti quelques achats vers des métropoles à moins d’une heure du centre de Paris… Les professionnels anticipent une accalmie sur les prix, sauf pour les quartiers concernés par les futurs Jeux Olympiques, qui vont soutenir la hausse des prix dans le 93 et le nord parisien. A vérifier mais l’Histoire contemporaine a toujours vu l’Immobilier mieux résister aux périodes de crise que les autres actifs.