Les incertitudes de la reprise immobilière

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Depuis que la Présidence de la République a annoncé la date d’un déconfinement, et même si cette date était avancée avec toutes les réserves, les projections et les études sur la reprise économique vont bon train. Pas une journée sans un article, un sondage, pour jauger les intentions ou les conséquences de la crise sanitaire.

Les Notaires viennent de publier leurs statistiques ces derniers jours, qui témoignent d’une dynamique sur le 1er trimestre qui restait très forte, voire même amplifiée encore par rapport à 2019. Sur 12 mois glissants, les transactions dans l’Ancien marquaient un nouveau record avec 1.076.000 ventes enregistrées. Les prix, eux non plus, ne se calmaient pas puisque pour la moyenne nationale -toujours dans l‘Ancien – on constatait une hausse projetée (a regard des avant-contrats enregistrés) de 3,9% pour les maisons, et de 6,4% pour les appartements… Mais ça c’était avant ! L’arrivée de la crise sanitaire et surtout la mise en confinement total depuis le 17 mars dernier ont stoppé net cet euphorie.

Si la date du 11 mai est maintenue pour la « libération », il est évident que tout ne va pas repartir aussi vite, d’autant qu’on reste en attente des dispositions locales et détaillées. Les sondages font état, en fonction des questions et du panel interrogé, d’intentions fortes puisqu’on serait entre 50 et 70% des personnes qui reprendraient leur projet où il en était. Par ailleurs, un autre sondage faisait état d’une volonté marquée de rechercher des biens avec plus d’espace, des ouvertures, voire un jardin ou un espace vert. Les maisons sont aussi plébiscitées, d’autant que la prise d’habitude du télétravail pourrait modifier les organisations dans beaucoup d’entreprises. Malgré le drame humain indéniable, la parenthèse relativement courte pourrait donc ne pas avoir entamé la confiance des ménages et leur appétence pour l’Immobilier.

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