Le Plan « Cœur de Ville » en retard du fait des prochaines élections municipales

Coeur-de-ville-1920x1080-events-1_image_rte_3

C’est bien connu : les élections territoriales ne font pas bon ménage avec les programmes d’incitation publique à l’aménagement urbain.

En effet, les élus locaux hésitent à signer les autorisations de construire ou d’aménager, notamment lorsqu’il s’agit de directives sociales, par peur du boycott électoral. Le plan « Cœur de Ville » mis en œuvre au travers la Loi ELAN ne fait pas exception. Le bilan des 18 premiers mois est très en dessous des attentes du gouvernement, avec seulement 616 millions engagés. Du coup, Julien DENORMANDIE a demandé aux élus d’accélérer pour tenir le plan de 5 milliards € d’investissements sur 5 ans, et a rappelé les avantages du dispositif éponyme pour la réhabilitation des logements résidentiels anciens.

Pour sa part, Action Logement (ex 1% Patronal), en charge de l’accompagnement des aides aux côtés de l’ANAH et de la Caisse des Dépôts, ne décompte que 142 millions € engagés pour un objectif de 1,5 milliards € sur la période 2018-2022. La rénovation urbaine suit ses raisons que la politique semble ignorer…