Les rendements locatifs victimes de la hausse des prix

 

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Tandis que les prix des logements flambent dans l’Ancien, les rendements locatifs calculés pâtissent directement et mathématiquement de cette évolution, et affichent des baisses significatives. Ne croyez pas qu’il s’agit d’une baisse directe des loyers, mais c’est le rapport entre le prix au m² loué par rapport au prix au m² acheté. Rien donc de plus logique. Sauf que quand on est investisseur, on le fait parfois pour la protection de son patrimoine, mais aussi souvent pour les revenus et le rendement, comme pour toute forme de placement.

Sur Paris par exemple, les rendements sur les arrondissements du quart nord est ressortent début 2019 aux environs de 3,5%, tandis que ceux des arrondissements plus chers ne dépassent plus 3,2 %. Et ça ne va pas s’améliorer puisque la hausse des prix se poursuit sur Paris avec une moyenne de prix au m² qui devrait casser le seuil des 10.000 € avant la fin d’année. Ajoutez à cela le dispositif d’encadrement des loyers mis en place par la région-département de Paris, comme le lui a permis la Loi ELAN.

Dans les autres villes, les rendements sont susceptibles d’être un peu plus élevé, mais les plafonds des dispositifs de défiscalisation (notamment Pinel) vont réguler aussi l’évolution, du fait des nombreux programmes sortis ces derniers mois. Sans aucun doute que, si la situation perdure, des arbitrages seront faits par des investisseurs importants, surtout si les taux d’intérêt remontent ou que les Bourses s’envolent. Et les opportunités d’achat se représenteront alors…