Les banques françaises incitées à renforcer leurs fonds propres

Après 3 années record de distribution de crédits aux ménages, et une poussée sur le crédit aux entreprises constatée ces deniers mois, le soutien des banques à l’économie est indéniable. Le tout dans un environnement plutôt rassuré, et avec des intentions d’investissement non démenties par les consommateurs, tant particuliers que professionnels.

Du coup, l’annonce du 11 juin dernier du HCSF (Haut Comité de Stabilité Financière) d’obliger les Banques françaises de relever leur niveau de fonds propres d’ici juin 2019 de 0,25%, a jeté un froid dans le monde bancaire et suscité des étonnements polis de la part de la Fédération Bancaire Française.

Cependant, l’idée d’inciter les banques prêteuses à se montrer prudentes avait été précédée de signes forts de la part du Gouverneur de la Banque de France, qui, dans le cadre des récentes discussions au sein de la BCE, prônait le bouclage des critères de régulation bancaire au sein de la zone Euro. Sans doute la conséquence des annonces de situations compliquées en Italie, Allemagne, Portugal et Espagne….

“Sans doute un signe pour marquer la fin du crédit facilement distribué”

De plus, en début 2018, ce dernier, ainsi que l’ACPR (le gendarme des marchés financiers), s’était déjà interrogé sur les effets d’un ralentissement ou d’une remontée des taux sur les bilans des banques, notamment dans les crédits à l’habitat. Pas de risque de « crédit crunch* » dans l’immédiat car le niveau de risques sur les crédits domestiques est faible, mais c’est sans doute un signe pour marquer la fin du crédit « facilement distribué ».

 

*Crédit Crunch : “Limitation ou une raréfaction du crédit offert aux entreprises et aux particuliers”.