
Les crédits immobiliers à taux variables ont de nouveau les faveurs des banques et des emprunteurs. Dans le contexte actuel d'une forte baisse des taux à court terme, ils sont parfois plus avantageux que les prêts à taux fixes. A condition de prendre quelques précautions.
Il y a un an, compte tenu des taux du marché, les crédits à taux variables étaient moins avantageux que les crédits à taux fixes. Les crédits à taux variables prennent pour référence les taux à court terme, tels que le taux interbancaire (l'Euribor). Or depuis janvier 2008, la hiérarchie habituelle des taux avait basculé, présentant des taux courts largement plus élevés que les taux longs. En conséquence, les crédits à taux variables, indexés sur les taux courts, étaient devenus très onéreux, tandis que les crédits à taux fixes, le plus souvent indexés sur les taux longs (OAT à 10 ans par exemple), présentaient un coût plus accessible. Dans un tel contexte, les emprunteurs favorisaient, à raison, les crédits à taux fixe.
Depuis le début de l'année, la situation s'est modifiée. La courbe des taux a retrouvé sa morphologie logique : les taux courts sont de nouveau moins élevés que les taux longs. Ainsi, le principal taux directeur de la BCE (Banque Centrale Européenne) est passé successivement de 4% en mai 2008, à 2,50% en janvier 2009 puis à 1,00% depuis le début du mois de mai 2009. La chute des taux courts a entraîné avec elle la diminution des taux du crédit variable, qui sont redevenus du coup très attractifs.
Des abus ont été commis dans les offres de crédits à taux variables. Certains n'étaient pas plafonnés ou "capés", aussi, en cas de hausse des taux courts, comme en 2008, les taux des prêts variables s'élevaient également sans limites. Plusieurs éléments sont à vérifier avant de souscrire un prêt à taux variable.