PRET RELAIS : CE QU’IL FAUT RETENIR

Lorsque vous achetez un nouveau logement, vous pouvez faire appel à un crédit-relais pour financer cette acquisition dans l’attente de la vente de votre bien immobilier actuel.  Quelles sont les caractéristiques de ce prêt-relais qui permet de faire le lien entre la vente et l’achat ? In&Fi fait le point tout en rappelant quelques précautions à prendre…

Qu’est-ce qu’un prêt relais ?

C’est un crédit que vous allez contracter pour financer l’acquisition de votre nouveau logement en attendant d’obtenir la somme libérée par la vente de votre ancien bien immobilier. Il existe deux types de prêts-relais :

•    Le prêt-relais « sec » : Vous ferez appel à cette solution si le prix d’acquisition de votre nouveau logement est inférieur au prix de vente de votre bien actuel. Le crédit-relais dit « sec » est généralement peu utilisé. Le futur acquéreur achète souvent un logement plus cher que le précédent. De plus, les banques le proposent rarement car c’est un produit peu rentable pour elles.

•    Le crédit-relais associé à un autre prêt. Vous allez acheter une maison plus grande dont le prix d’achat est supérieur au prix de vente de votre ancien logement. Dans ce cas, il vous faudra un financement supplémentaire qui sera intégré dans le montant prêté pour conclure votre opération.

En moyenne, le montant d’un prêt relais varie de 60 à 80% de la valeur du bien vendu. Sa durée peut s’échelonner sur une période de un à deux ans maximum. En pratique, le souscripteur dispose d’un délai compris entre 12 et 24 mois pour vendre son ancien logement. Dès que la vente est réalisée, la somme dégagée permet de rembourser par anticipation une partie du prêt contracté pour le nouveau bien acheté et cela sans pénalité.

Quelles précautions à prendre avant de souscrire un crédit-relais ?

Le succès de l’opération repose sur la vente rapide de votre bien. En effet, il ne faut jamais perdre de vue que le prêt-relais est un financement transitoire. Concrètement, vous disposez de vingt-quatre mois pour vendre votre bien. Mais le plus tôt sera le mieux… Si vous optez pour un différé partiel d’amortissement, vous ne rembourserez que les intérêts durant la durée de vie du prêt et le capital dans sa totalité à son échéance (d’où la nécessité de s’occuper rapidement de la revente).

En premier lieu, il faut veiller à bien évaluer son bien. Le mieux étant de faire réaliser une expertise objective afin d’estimer au plus juste le prix du logement actuel. Il ne faut ni sous-évaluer son bien, ni le surévaluer. Une sous-évaluation pourrait accélérer la vente, mais elle nécessiterait également d’augmenter le montant du prêt complémentaire. A l’inverse, une surévaluation risquerait de ralentir la vente. La situation idéale consiste à se tenir exactement dans les prix du marché.

Autre point à surveiller, la quotité du crédit, c’est-à-dire, le montant du prêt par rapport au prix de vente. Il est important de garder une marge de manœuvre pour le cas où la vente au prix envisagé s’avérerait plus difficile que prévu. Et cette liberté de manœuvre doit être encore plus grande si les intérêts du crédit-relais sont capitalisés. En effet, les fonds à venir doivent être suffisants pour couvrir le montant dû, intérêts compris.