BIENTOT UN NOUVEAU STATUT POUR LES AGENTS IMMOBILIERS

nouveau statut agents immobiliers 2012Une étude récente du Parisien a jeté un pavé dans la mare des pratiques immobilières. Selon cette enquête, la pratique des dessous-de-table prendrait de l’ampleur parmi les agents immobiliers. L’augmentation de ces supposées dérives frauduleuses incite aujourd’hui la FNAIM et l’UNSI (Union des syndicats immobiliers) à proposer des mesures correctives.

Des « bakchichs » qui tendraient à se généraliser

Publiée au début du mois de juin, une étude du Parisien-Aujourd’hui laisse à penser que les dessous de table seraient de plus en plus généralisés.  Cette dérive serait imputable au déséquilibre entre la demande très forte et l’offre insuffisante. Ainsi, la crise du logement amènerait les prospecteurs immobiliers à demander un pot-de-vin aux futurs locataires afin que ceux-ci augmentent leurs chances de trouver un logement convenable.

De leur côté, les personnes en quête d’un logement n’hésitent pas à corrompre les prospecteurs pour trouver le bien immobilier qu’ils recherchent. L’existence de cette pratique de soudoiement a été mise en relief dans les agences parisiennes. Une pratique qui serait également largement répandue sur l’ensemble du territoire français bien qu’il soit difficile d’estimer à quel point en raison de sa clandestinité.

La FNAIM  et l’UNSI proposent des mesures correctrices

1ère organisation des professionnels de l’immobilier en France avec plus de 12 000 adhérents, la FNAIM  (Fédération Nationale des Agents immobiliers) estime que cette situation est inacceptable et qu’elle doit être réprimée si les faits sont prouvés. Bien qu’elle estime que ce soudoiement d’agents serait un fait plutôt marginal, l’association entend adopter  les mesures nécessaires pour lutter contre cette éventuelle dérive frauduleuse. A ses côtés, l’Union des Syndicats de l’immobilier (UNSI) s’est également prononcée en faveur de l’adoption d’une réforme visant à assainir les pratiques au sein de la profession immobilière.

Suite à l’enquête du Parisien, les deux associations se sont unies pour proposer une réforme à Christine Taubira, actuelle Garde des Sceaux de la république. Cette mesure verrait la mise en place d’une institution capable de réprimander les professionnels de l’immobilier, qui demanderaient des dessous-de-table à leurs locataires ou qui les accepteraient de la part de leur client. Ce conseil supérieur des professions immobilières servirait à instaurer une discipline de fer, un code de conduite impartial pour tous les professionnels de l’immobilier.