IMMOBILIER : DES TAXES FONCIERES EN AUGMENTATION

L‘Union Nationale de la Propriété Immobilière (UNPI) a calculé que les taxes foncières ont augmenté en moyenne de 22% depuis 2005, soit trois fois plus vite que l’inflation. Ces hausses, qui connaissent de fortes disparités locales (+72% à Paris, +11% à Nimes), font peser des charges importantes sur les propriétaires.

Pour réaliser son dernier observatoire des taxes foncières sur les propriétés bâties, l’UNPI a enquêté dans plus de 36 000 communes. Son étude met à jour une hausse de 28% des cotisations régionales et communales de taxe foncière entre janvier 2005 et janvier 2010. A titre de comparaison, dans le même temps, les prix à la consommation ont connu une hausse de 8% selon l’Insee. Les taxes foncières ont donc augmenté trois fois plus vite que l’inflation ces 5 dernières années.

Des hausses qui varient considérablement d’une ville à l’autre. La progression la plus forte étant enregistrée à Paris, avec +71,97% entre 2005 et 2010. Parmi les grandes villes, Rennes (+34,94%) et Saint-Denis (+30,93%) sont les seules où la hausse a dépassé la barre des 30%. Les plus faibles augmentations ont eu lieu à Fort-de-France (+11,13%), Nîmes (+11,41%), Angers (+13,69%), Orléans (+13,91%) et Bordeaux (+14,44%).

Pourquoi ces augmentations ?

Les récentes réformes fiscales, telles que la suppression de la taxe professionnelle des entreprises, aboutissent à des situations où la taxe foncière devient bien souvent le principal impôt pour le financement des communes et des départements. Selon Jean Perrin, président de l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI), cette augmentation “risque de se prolonger dans le temps compte tenu des transferts de compétences de l’État aux collectivités territoriales et des réformes de la fiscalité locale comme la suppression de la taxe professionnelle ou encore la réforme des sources de financement des collectivités territoriales”. L’UNPI estime “que l’augmentation des taux par les collectivités devrait être strictement encadrée”. Elle souhaiterait notamment remettre en question la possibilité d’augmenter librement les taux d’imposition de taxe foncière. Un souhait qui semble avoir été entendu par les députés : Dans le cadre du débat sur le budget 2012, ceux-ci ont voté un amendement pour encadrer les augmentations mais en revalorisant les bases de la taxe de 1,8 %.