2012 : UN MARCHE IMMOBILIER IMPACTE PAR LE CREDIT

L’accession à la propriété reste un désir puissant chez bon nombre de ménages français. Cependant dans un contexte où la crise de la dette des états implique des mesures de restrictions d’octroi du crédit de la part des établissements bancaires, le marché immobilier est directement impacté par la diminution du nombre de crédits accordés.

Malgré la baisse récente du taux directeur de la BCE à 1%, on observe actuellement une contraction du volume des crédits distribués. La crise financière en Europe implique pour les banques des opérations de recapitalisation-désendettement.
Par ailleurs, elles perdent confiance les unes envers les autres et ces tensions interbancaires influencent aussi leur capacité à prêter plus ou moins facilement des fonds aux emprunteurs.

Sur le plan du financement immobilier, on peut prédire plusieurs orientations :

– Une augmentation des taux d’intérêts proposés par les banques, avec en moyenne, des taux supérieurs à 4% sur 18 ans.

– Une sélection privilégiant les dossiers les moins risqués (taux d’effort inférieur à 33%, apport personnel important, durée d’emprunt plus courte).

– Une pénalisation des emprunteurs aux dossiers plus tendus qui devront payer une prime d’intérêt supérieure pour donner vie à leur projet d’acquisition.

Dans ce contexte, les emprunteurs dont les revenus seraient jugés insuffisants, notamment les primo-accédants, risquent de devoir attendre une éventuelle baisse significative des prix pour que, jugeant leur risque suffisamment maîtrisé (valeur du gage), les banquiers élargissent leurs conditions de financement. 

Comme le rappelle Pascal Beuvelet, président du réseau In&FI Crédits : « Ces conditions d’acceptation du crédit immobilier plus serrées interviennent dans un climat de rigueur budgétaire, avec la suppression du PTZ + dans l’ancien, mais aussi le report des exonérations des plus-values à 30 ans pour les résidences secondaires, ou encore la disparition programmée du dispositif de la loi Scellier. Au niveau national du marché de l’immobilier résidentiel, il est probable que l’on assiste à une diminution du prix des biens et, paradoxalement, à une diminution également du nombre de transactions. »

Cependant l’immobilier est toujours considéré comme une valeur refuge, dans une France où 58 % des ménages sont propriétaires de leur logement. La demande des emprunteurs souhaitant acquérir un bien restera forte et les conseillers In&Fi Crédits sont à leur côté pour donner à leur dossier toutes les chances d’obtenir un accord positif, rapide et avantageux.