TAUX VARIABLES ET PRETS RELAIS : UNE DEMANDE EN HAUSSE

A La fin de l’année 2007, suite aux plaintes de 500 emprunteurs relayées par l’Association des usagers de banque (AFUB), les taux variables furent un temps considérés comme les premiers « subprimes » à la française. Aujourd’hui ils ont de nouveau le vent en poupe grâce à la baisse des taux qui relance également la demande en crédit relais.

En 2004, les crédits à taux variables représentaient 20,9 % des nouveaux crédits accordés. Leur part était descendue à 7,8 % en 2006, pour s’effondrer à 1,6 % en 2008. Depuis lors, ils se sont redressés à 5,5 % de la production mi-2009, à 7,8 % en fin d’année dernière, puis à 8,4 % en janvier, 8,7 % en mars et enfin 8,8 % en avril. Ce retour en grâce des taux variables répond à la préoccupation des ménages qui souhaitent préserver leur budget mis à mal par le ralentissement de la croissance des revenus. Cette reprise concerne cependant les plus simples des taux variables, à savoir les crédits plafonnés, hors formules à mensualités fixes avec allongement de la durée.

Par ailleurs, la situation s’améliore également pour les crédits relais. Rappelons qu’à la suite du contexte très négatif de l’immobilier en 2008, les pouvoirs publics incitaient les banques à assouplir leurs conditions de crédits relais pour les ménages ayant des difficultés à revendre leur bien. A l’époque, L’AFUB annonçait que cela concernait directement au moins 2.000 ménages, estimant que ces difficultés de revente touchaient près de 75.000 personnes en France. Mr Michel Mouillart, responsable de l’Observatoire Crédit Logement/CSA, précise qu’ « Aujourd’hui, les prêts les plus récents s’écoulent vite », ce qui illustre un retour des emprunteurs propriétaires sur le marché du crédit immobilier. Le marché de l’achat-revente repart : de 3,5 % de la production de prêts accordés en 2008, les prêts relais représentent aujourd’hui environ 6 à 8 % de la production totale.