RENOVATION THERMIQUE, UN NOUVEAU DISPOSITIF

Suite au rapport Pelletier concernant la précarité énergétique, le gouvernement a proposé le 26 janvier un nouveau fond national d’aide à la rénovation thermique des logements privés. Ces mesures visent à faciliter le financement des travaux de rénovation thermique pour les logements des propriétaires à revenus modestes.

Géré par l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah), ce fond sera doté pour la période 2010-2017 de 500 millions d’euros issus du grand emprunt et de 150 millions de la part des fournisseurs d’énergie par l’intermédiaire des certificats d’économie d’énergie. 600 millions d’euros de participations de l’Anah et de l’Ademe viendront s’ajouter à ces montants. Au total, pas moins de 1,25 milliards d’euros seront ainsi débloqués par l’Etat et les établissements publics, sans oublier les aides fiscales destinées au financement des travaux verts, telles que le crédit d’impôt “développement durable” ou encore l’éco-prêt à taux zéro.

300.000 ménages concernés par ce dispositif de financement

Le fond concerne les 10% de ménages ayant des revenus modestes, soit prioritairement près de 300.000 propriétaires occupants. En pratique, 600.000 habitations feront l’objet d’un repérage préliminaire. Des professionnels mandatés effectueront des visites à domicile pour dresser un diagnostic energetique et technique du logement, évaluer le montant des travaux tout en faisant le point avec les propriétaires sur l’accès aux tarifs aidés à l’énergie. En plus d’un accompagnement sur le montage du dossier et les travaux, ils pourront bénéficier d’une aide au financement immobilier. Ainsi, pour des propriétaires qui souhaiteraient réaliser 10.000 euros de travaux, l’Etat apporterait une aide de 1.500 euros, plus 25% du montant des travaux : “Nous souhaitons que les collectivités apportent un montant équivalent, a précisé Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement. Au final, l’aide de solidarité écologique pourrait ainsi atteindre 8.000 euros.

La Fondation Abbé-Pierre, membre active du groupe de travail à l’origine de ce nouveau dispositif évoque à son sujet un “signal fort” dans la lutte contre la précarité énergétique.