LANCEMENT OFFICIEL DE L’ECO PRET A TAUX ZERO

Considéré comme l’une des mesures phares du Grenelle de l’environnement, l’éco prêt à taux zéro et l’éco prêt logement social ont été officiellement lancé le 23 Décembre 2009 par trois ministres. Dans la foulée, des conventions engageant toute la filière de la construction et de l’immobilier ont été signées pour permettre sa mise en œuvre.

Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie et Christine Boutin, ministre du logement, ont signé les conventions nécessaires au lancement de l’éco prêt à taux zéro et de l’éco prêt logement social.

Améliorer les performances énergétiques des logements anciens

Ces éco-prêts sont destinés à financer les travaux d’isolation et de rénovation thermique pour améliorer la performance énergétique des logements anciens. Les éco prêts engagent aussi bien les établissements de crédit, les professionnels du bâtiment et de l’immobilier, mais aussi l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). L’éco prêt à taux zéro est destiné aux particuliers, l’éco prêt logement social s’adresse plus particulièrement aux bailleurs sociaux. En pratique, les particuliers pourront bénéficier d’un prêt à taux zéro plafonné à 30 000 € sur une durée pouvant atteindre 15 ans. Les bailleurs sociaux devront, eux, selon les termes du Grenelle, procéder à la rénovation thermique de 800 000 logements d’ici 2020, avec une première tranche de 100 000 habitations en 2009 et 2010. Pour le prêt dédié aux logements sociaux, une convention a été passée avec l’Union sociale pour l’habitat. Une enveloppe de 1,2 Md€ a ainsi été débloquée pour les deux premières années.

Un pilotage sur la durée

Par ailleurs, le gouvernement a mis en place une structure de pilotage du plan de rénovation thermique placée sous l’autorité du Meeddat. Philippe Pelletier, précédemment président de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah), prendra la présidence de ce groupe composé d’une soixantaine de fédérations et d’institutions. L’objectif global du Grenelle de l’Environnement consiste à diminuer d’au moins 38 % d’ici à 2020 les consommations d’énergie du parc des bâtiments existants. L’ambition est également de permettre une montée en puissance dès 2013 pour atteindre un volume moyen de 400 000 rénovations thermiques par an.