Immobilier ancien, crise ou reprise ?

Le marché de l’immobilier neuf supporte bien la crise grâce à la nouvelle loi Scellier mais non pas grâce aux primo accédants qui privilégient encore l’ancien. Sur ce marché de l’immobilier ancien, on observe une légère remontée des prix en septembre après un an de baisse continue. Un indice de reprise ?

Entre le 1er septembre et le 15 novembre, les prix de vente moyens dans l’ancien ont augmenté en moyenne de 3 % sur l’ensemble du pays, après avoir subi une baisse de 7,3% entre janvier et août et de 5,1% en 2008. Une étude du réseau La Forêt Immobilier estime que la baisse des prix devrait être de 4,4% en moyenne sur l’ensemble de l’année 2009. Des chiffres qui sont quand même très loin des -20% ou -30% annoncés à la fin 2008.

Les spécialistes estiment que cette remontée des prix en septembre est due à une offre devenue rare. En effet, les acheteurs encouragés par le bas niveau des taux d’intérêt sont revenus plus nombreux tandis que le stock de logements à vendre restait faible. Cette rareté de l’offre s’explique également par le coup d’arrêt des arbitrages, lié au blocage des prêts-relais, et aux décisions des ménages qui ne veulent pas supporter le coût d’un déménagement dans une période économique tendue.

Dans ce contexte, on comprend mieux la baisse de – 20% des ventes en immobilier ancien enregistrées sur l’année 2009 par le réseau La Forêt immobilier. D’après leurs estimations, la reprise devrait être lente, malgré les mesures d’accompagnement du gouvernement (prêt à taux zéro et dispositif “Scellier” de réductions fiscales pour les investisseurs individuels). Cependant, l’attrait pour l’investissement immobilier reste intact et il faut se méfier des analyses trop pessimistes. Même si l’on estime que la croissance ne devrait pas revenir avant 2011, personne n’est à l’abri d’une bonne surprise, surtout dans un marché sain et soutenu par une demande très présente.