Le point sur les éco-prêts

Investir dans une maison verte ou rénover écologiquement un logement existant, implique des surcoûts mais donne droit aussi à des avantages financiers et fiscaux non négligeables. En effet, pour encourager les investissements dans l’écologie, le gouvernement français a introduit le concept de prêt écologique ou éco-prêt… Des solutions avantageuses à connaître.

Des économies pour rénover son logement.

Connus sous différents noms selon les établissements bancaires, l’éco-prêt offre un taux préférentiel pour tout financement de travaux d’économie d’énergie. Ainsi, la Loi de Finances pour 2009 instaure un éco-prêt à taux zéro en vue de financer des travaux d’amélioration de la performance énergétique des logements à usage d’habitation principale ou destinée à un tel usage. Cet éco-prêt à taux zéro est cumulable avec les autres dispositifs de soutien, notamment le crédit d’impôt développement durable, les aides de l’Agence Nationale de l’Habitat et des collectivités territoriales, les certificats d’économies d’énergie ou encore le nouveau prêt à taux zéro octroyé pour les opérations d’acquisition-rénovation. D’une durée de 10 ans, pouvant être étendue jusqu’à 15 ans par la banque, il permet de financer jusqu’à 30.000 euros de travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique du logement.

Un nouveau bonus écologique pour le Prêt à Taux Zéro.

Après le recentrage du dispositif de défiscalisation Scellier sur les logements Basse Consommation (Scellier BBC), le prêt à taux zéro s’apprête également à bénéficier, à partir du 1er décembre prochain, d’un bonus écologique. Ce prêt à taux zéro écologiquement bonifié sera accessible aux particuliers qui souhaitent acquérir un logement Basse Consommation. Dès le 1er décembre 2009, et cela jusqu’en 2012, tout prêt à taux zéro souscrit pour l’acquisition d’un bien immobilier Basse Consommation se verra adjoint un bonus financier de 20.000 euros. Pour en bénéficier, l’acquéreur devra investir dans un logement neuf, certifié BBC (Bâtiment Basse Consommation), avec une dépense énergétique maximale de 50 kilowatt heure par mètre carré et par an.

Selon le ministère du Logement, la construction d’un logement basse consommation impose aux particuliers un surcoût de l’ordre de 15%. Atténuée par les avantages des éco-prêts, cette dépense supplémentaire n’a pas découragé les propriétaires puisque 20 000 demandes de certification Basse Consommation ont été déposées cette année, bien au-delà des prévisions les plus optimistes.