Des taux d’emprunt de plus en plus attractifs.

Lors de la précédente crise immobilière des années 1990, la baisse des taux du crédit, ramenés aux environs de 1%, avait permis de relancer le marché. Cette fois-ci, la Banque Centrale Européenne (BCE) a annoncé, jeudi 5 mars, une baisse de son principal taux d’intérêt directeur d’un demi-point à 1,50 %, un niveau inédit depuis sa naissance il y a dix ans.

Visant à combattre la récession, cette décision était très attendue par les économistes et les marchés. Le taux directeur, qui détermine le niveau du crédit, a déjà été réduit à quatre reprises depuis le mois d’octobre 2008, tombant de 4,25 à 2 %. Désormais, avec un taux directeur ramené à 1,50%, le crédit européen devient de plus en plus abordable. De leurs côtés, les homologues américains et japonais de la BCE, ont ramené leurs taux directeurs à zéro. L’autre grande banque centrale en Europe, la Banque d’Angleterre, a également fait descendre son taux principal d’un demi-point, à 0,50 %. Dans un entretien accordé le 10 mars au journal financier Bijrsen-Zeitung, Lorenzo Bini Smaghi, membre du directoire de la BCE annonçait que « la BCE est prête à baisser encore ses taux, jusqu’à zéro, si l’économie venait à être menacée par une déflation. », à savoir une baisse généralisée et durable des prix. Mais ce n’est pas le cas actuellement, juge le responsable. La baisse continue des taux de crédit donne en tout cas des raisons supplémentaires aux emprunteurs pour se lancer dans leurs futures acquisitions.