Crédit immobilier : Les banquiers s’engagent !

Pierre angulaire des relations entre la banque et ses clients, le crédit immobilier reste un produit phare pour lequel les établissements bancaires sont prêts à s’engager. La banque de France s’est de nouveau prononcée en faveur d’une série de dispositions destinée à soutenir les emprunteurs et les propriétaires vendeurs.

Anticiper les difficultés rencontrées par les emprunteurs…

Le mardi 3 mars dernier, une réunion était organisée à Bercy entre les dirigeants des six principaux établissements bancaires français et la ministre de l’Economie, Christine Lagarde. Cette entrevue a permis d’établir plusieurs mesures destinées à soulager les emprunteurs.

En premier lieu, les banques remettent le crédit relais sur le devant de la scène et réaffirment leur clémence à l’encontre des ménages confrontés à des difficultés de remboursement. Ainsi le report d’échéances ou le prolongement de la durée d’un crédit relais ne seront désormais accompagnés d’aucune pénalité. Une disposition similaire, ainsi que la recherche de solutions individualisées, seront également offerts aux possesseurs d’un crédit immobilier qui seraient confrontés à une situation de chômage partiel.

Une fiscalité allégée pour les propriétaires vendeurs.

Christine Lagarde a également annoncé que les propriétaires pourront bénéficier d’une prochaine mesure d’assouplissement fiscal: « l’exonération des plus-values réalisées lors de la cession d’une résidence principale restera acquise pendant une durée de deux ans à compter de la mise en vente, lorsque l’immeuble a été occupé par le cédant jusqu’à cette date. Mais il ne faudra pas que l’immeuble ait été donné en location ou occupé gratuitement par des membres de la famille du propriétaire ou des tiers ». Autrement dit, cet assouplissement fiscal permettra d’éviter à un propriétaire ayant déménagé et n’arrivant pas à revendre son précédent logement de s’acquitter des 28,1% de prélèvement forfaitaire au titre de la plus-value. Cette exonération des plus-values restera applicable en 2009 et 2010.

Visant avant tout à soulager les emprunteurs, cette nouvelle série d’engagements s’avère déterminante pour un secteur bancaire confronté à une relative perte de confiance de ses clients dans leur capacité d’emprunt. Il faut rappeler que les banques sont toujours prêteuses !