Les primo accédants et le crédit immobilier

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Vous êtes encore très nombreux en France à souhaiter devenir propriétaire. Cependant, comme le relève une étude récente publiée par L’Agence Nationale pour l’Information sur le Logement (ANIL), l’impact des mesures de relance pour l’accession à la propriété est plutôt limité. Dans les faits, les primo-accédants délaissent souvent les aides publiques à l’accession dont ils pourraient bénéficier.

Une nouvelle typologie de primo-accédants

Parmi les ménages primo-accédant qui ont consulté l’ANIL, 65 % sont locataires du secteur privé, 23 % sont issus du locatif social et 12 % sont logés gratuitement ou hébergés chez leurs parents. L’étude de l’ANIL montre par ailleurs que les ménages avec enfants représentent 43 % des projets étudiés, 31 % sont des personnes seules et 23 % sont des couples sans enfants. L’âge moyen des primo accédants est de 36 ans. Leur revenu moyen est de 1 333 € par mois et le montant médian des opérations envisagées s’élève aux alentours de 154 000 €.

Des crédits importants et de longue durée

Pour l’ANIL, la baisse des taux de crédit immobilier a eu un double effet : D’une part, une augmentation de la capacité d’emprunt et d’autre part, un allongement des durées de remboursement. Ainsi l’effort financier des primo-accédants est souvent très important : leurs emprunts représentent en moyenne 4,5 années de revenu, contre 4,2 en 2008. De plus, leur apport personnel s’est légèrement élevé avec un montant moyen de 25 900 € en 2010. En revanche, dans 21 % des cas, les futurs propriétaires ne disposent d’aucun apport.

Un Prêt à l’Accession Sociale (PAS) souvent écarté

Près de 30 % des candidats pourraient souscrire un Prêt à l’Accession Sociale (PAS), pourtant ce dispositif est souvent délaissé. L’étude détecte plusieurs raisons à ce désintérêt. En premier lieu, un effet de barème, avec des plafonds de ressources qui ont été modifiés en 2001 et 2008. D’autre part, la conséquence de “l’embellie de l’accession sociale”, confirmée par l’augmentation de la part du Prêt à taux zéro. Enfin, dernière raison, la complexité réelle ou supposée de la réglementation du PAS qui rebute souvent les futurs propriétaires.