Les ménages français et le crédit

D’après l’Observatoire des Crédits aux Ménages, près de 49,5 % des ménages français disposaient d’un crédit en 2010, contre 50,8% en 2009. Si la souscription des crédits à la consommation a baissé, celle de crédit immobilier en revanche se maintient à un haut niveau.

En 2010, les ménages français ont une meilleure perception sur leur situation financière. Ils sont plus nombreux à se considérer  à l’aise ou à estimer que leur budget est suffisant : 54,7 % en 2010, contre 50 % en 2008. Ils sont par ailleurs moins nombreux (40,4% en 2010 contre 43,3% en 2009 et 48,7% en 2008) à penser que leur situation s’est dégradée.

Une diminution des souscriptions de crédits à la consommation

La baisse du taux global de détention des crédits aux ménages par rapport à 2009, s’explique avant tout par une diminution du taux de détention de crédit à la consommation : 30,1 %  en 2010, contre 31,7 % en 2009. Ce recul est principalement dû à un contexte économique en crise depuis deux ans et aussi à un usage du crédit qui évolue. Comparée à celle de 2009, la part des souscripteurs d’un crédit à la consommation reste stable pour financer l’achat d’un équipement de la maison, d’une automobile ou de travaux d’amélioration du logement. Par contre, le financement des dépenses de loisirs, de vacances, ou de consommation courante, a connu un repli, passant à 13,8 % en 2010 contre 15,8 % l’année précédente.

Une demande de crédits immobiliers qui reste à un niveau élevé

Les mesures prises par les pouvoirs publics, associées à des conditions de taux historiquement  attractives ont continué à favoriser la souscription de prêt immobilier. L’étude montre en effet que le recours aux crédits immobiliers se maintient à un niveau quasiment identique, avec 30,5% des ménages français en 2010, contre 30,8% en 2009. La part des ménages qui ont acheté leur 1er bien immobilier (les primo-accédants) reste également importante : elle représente 23,2% des emprunteurs à la fin de l’année 2010, l’un des taux les plus importants depuis ces dix dernières années.