En 2016, l’immobilier décoiffe : 840 000 ventes attendues dans l’ancien

Une augmentation de près de 5% du nombre des transactions qui devraient atteindre les 840 000. Les raisons de cette hausse se basent sur le maintien des taux au niveau le plus bas et des ventes dopées par le nouveau PTZ. Nous prédisons également une tendance à la hausse des prix de vente.

Comme nous l’avions anticipé dans le Journal de l’Agence, 2015 a été une excellente année pour la transaction dans le logement ancien, 800 000 ventes réalisées ! C’est 36% de plus qu’en 2014 avec 692 000 ventes. Ces chiffres, nous les retrouvons également dans le crédit puisque sur 232 milliards d’euros financés, déduction faite de 76 milliards de renégociation, ce sont 156 milliards d’euros de nouveaux crédits qui ont été distribués. C’est 30% de plus qu’en 2014 avec 120 milliards. Les courtiers en crédits en profitent largement. Ainsi, le chiffre d’affaires des courtiers In&Fi Crédits a progressé de plus de 35%. Nos partenaires apporteurs de l’immobilier nous ont aidés à réussir ce résultat exceptionnel. Merci à eux.

Pour 2016, nous maintenons notre optimisme.

Les taux d’emprunt toujours au plus bas

Le maintien des taux au plancher pour toute l’année 2016. A ce jour, il n’existe aucune raison technique, économique ou commerciale pour qu’ils augmentent. Aussi, les conditions d’accès au crédit ne seront pas renforcées.

Le dopage des taux à la baisse grâce au PTZ

Le fait marquant pour 2016, c’est l’entrée en vigueur du nouveau PTZ avec des modalités très généreuses caractérisées par une augmentation des plafonds de ressources et des montants financés. Désormais, il peut représenter jusqu’à 40% de l’opération globale.

Ainsi, dans l’ancien, pour un prix de revient de 220 000 € (achat 160 000 € + travaux 60 000 €) le PTZ peut atteindre 88 000 € sur 20 ans. Dans cette configuration, le prêt classique serait lui de 132 000 €. Bien négocié et bien monté, le financement d’une telle opération pourrait ressortir à un taux moyen inférieur à 2%.

Sans aucun doute, ce nouveau PTZ fait gagner du pouvoir d’achat. Il permet aux emprunteurs soit l’acquisition de mètres carrés supplémentaires, soit des mensualités plus faibles pour un meilleur confort de vie.

Le dopage des ventes grâce au PTZ

Le gouvernement estime qu’en 2016, 120 000 ménages utiliseront le booster PTZ pour financer l’acquisition de leur résidence principale. Depuis janvier, chez In&Fi Crédits, comme chez nos confrères courtiers, nous mesurons un franc retour des financements PTZ. Les primo-accédants accèdent eux aussi à d’excellents taux qu’ils peuvent obtenir avec un apport minimum.

Un point cependant, les modalités actuelles des financements PTZ ne sont pas garanties au-delà de 2016. L’élection présidentielle de 2017 pourrait modifier la donne.

Attention à une évolution à la hausse des prix

A l’analyse de l’évolution des chiffres publiés, nous considérons que la correction est déjà en voie d’achèvement dans les secteurs où les prix ont le moins baissé. Avec une prévision 2016 de 840 000 ventes dans l’ancien, la demande va s’amplifier. Les prix des biens les plus recherchés repartiront à la hausse.

Les raisons d’une demande déclenchant une hausse mesurée des prix sont identifiées. Avec des taux bas et une inflation à venir, l’immobilier va consolider sa position de valeur refuge pour des raisons d’ordre économique et psychologique. Nous avons tous bien conscience d’entrer dans une période durable, sans croissance y compris hélas des revenus. Le chômage ne baisse pas, les retraites sont attaquées, la bourse ne fait plus recette et les rendements des liquidités sont tirés vers le bas. Dans ce contexte atone (Revenus/Retraite/Placement), se positionner sur un achat immobilier ancien ou neuf est un investissement sécuritaire. Ils seront plus nombreux à l’admettre.

Une autre raison de l’augmentation prévisible des prix, c’est aussi le retour en nombre des primo-accédants qui pourraient représenter jusqu’à 15% des acquéreurs.

Pour ces raisons, aujourd’hui, nous considérons que la probabilité que les prix remontent est plus forte que la probabilité qu’ils baissent.

 

Par Pascal Beuvelet, Président Fondateur d’In&Fi Crédits