Edito : début 2016 les taux de crédit resteront bas

Je vais être clair, la hausse de 0.25% du taux de la FED de même que la variation des taux d’emprunt de l’État (OAT) n’auront absolument aucune incidence sur les taux des crédits immobiliers.

En début 2016 rien n’aura bien changé :

  • La Banque centrale Européenne prête aux banques 50 milliards d’euros par mois au taux de 0.05%. Autant dire 0% !
  • Le chômage est à un niveau dramatique représentant 10.6% de la population active.
  • Les salaires augmentent à peine plus que l’inflation.
  • Faute de pouvoir d’achat, la consommation reste en berne.
  • Le pétrole a perdu 60% de sa valeur en à peine 2 ans.
  • L’euro fait du petit yoyo 1.05 et 1.10 dollar.
  • La dette publique ne cesse d’augmenter.
  • L’inflation est de l’ordre de 0.2% très loin des 2% visés par la BCE.

Pour toutes ces raisons, d’ailleurs pour lesquelles je ne vois aucune évolution significative immédiate, j’estime qu’il n’y a aucune raison technique qui puisse accréditer/justifier une hausse des taux dans les mois à venir.

Sur le plan des taux je n’anticipe aucune hausse. La concurrence interbancaire que je constate de plus en plus aigüe contraindra les taux à leurs niveaux les plus bas sur les durées de 15 à 25 ans. J’ajoute également que les conditions d’accès au crédit ne seront pas renforcées.

Sur le plan strictement pratique, il convient de relativiser l’impact financier d’une petite remontée ponctuelle des taux de telle banque dans telle région. En effet, une hausse de 0.10% sur 100 000 € à 15 ans se traduit par une augmentation de la mensualité de 4.60 €. Quant au coût du crédit global, il se renchérit de 828 €. Par ailleurs cette hausse de 0.10% n’a quasiment aucune influence sur la capacité global d’emprunt. Pour une mensualité de 1000 € sur 15 ans à 2%, le capital prêté est de 155 398 €. Pour un taux de 2.10% il sera de 154 291 €.  L’écart n’est que de 1 107 €.

Donc absolument rien d’alarmant qui puisse remettre en cause la réalisation d’un projet.

“Le couple prix de l’immobilier et taux de crédit reste encore très favorable pour les candidats à l’acquisition.”

En ce qui concerne les volumes prévisionnels de crédits pour 2016, nous estimons que nos partenaires banquiers seront plus exigeants qu’en 2015 qui fut une année de transition en tendance haussière. L’objectif moyen sera certainement fixé à + 15 % par rapport à 2015.

Chez In&Fi, avec une hausse de 36% en 2015 des volumes distribués par rapport à 2014, nous sommes très confiants pour l’année 2016.

Sur le fond, je constate que le couple prix de l’immobilier et taux de crédit reste encore très favorable pour les candidats à l’acquisition.

 

Par Pascal Beuvelet, Président fondateur d’In&Fi Crédits