La Banque et le canal courtage de crédits : les lignes bougent

Les courtiers en crédits Intermédiaires en Opérations de Banque et Services de Paiement (IOBSP), sont très optimistes sur l’avenir de leur activité qui bénéficie pleinement au consommateur. Selon Philippe Taboret, président du syndicat professionnel APIC, « la part de marché des courtiers pourrait doubler dans les trois ans à venir ».

De son côté, Pascal Beuvelet, président d’In&Fi Crédits renchérit : « En plus de la qualité de nos services, c’est le Code Monétaire et Financier qui sacralise notre activité. Désormais elle fait partie intégrante de l’univers de l’intermédiation bancaire. »

Sur le fond, il s’agit d’un bassin financier qui repose sur plus de 1 000 000 de ventes par an (Logements anciens et neufs) dont 900 000 nécessitent un financement pour un montant moyen annuel global de l’ordre de 120 milliards d’euros. C’est donc un enjeu majeur pour tous les professionnels du crédit.

Aujourd’hui, l’activité de courtage représente 30% des dossiers de crédits. Elle se développe avec le consentement et le concours des établissements de crédits qui ont parfaitement identifié l’intérêt économique et commercial de la prescription via le canal des courtiers. De fait, tous les réseaux bancaires, hormis quelques banques régionales mutualistes (pas toutes) ont conclu des partenariats avec les grandes enseignes de courtage. En effet, comment s’exclure d’un modèle de distribution choisi par 270 000 emprunteurs en 2014.

Convaincu du potentiel de croissance de son activité, Pascal Beuvelet explique : « En 2014 notre profession détenait 30% de part de marché alors que seulement 40% des emprunteurs ont consulté un courtier. Dans ces conditions, lorsque que 80% nous solliciteront, nous détiendrons 60% de part de marché comme nos confrères anglo-saxons ».

Les consommateurs l’ont bien compris puisque désormais ils ont l’opportunité d’arbitrer, sans risque, entre plusieurs solutions de financement. C’est un véritable bouleversement dans un domaine aussi règlementé que la finance où la libre concurrence peut enfin jouer à plein.