L’édito de Pascal Beuvelet – Immobilier : Faut-il acheter maintenant ou attendre que les prix baissent vraiment ?

Plusieurs constats et particulièrement l’évolution respective de l’offre et de la demande permettent d’apprécier l’opportunité de l’achat de son logement.

Tout d’abord j’estime qu’il n’y a pas de “Bulle immobilière” en France. Il s’agit d’un terme dramatisant qui ne fait plaisir qu’aux non-propriétaires lesquels n’espèrent qu’une chose : qu’elle éclate.

Personnellement, ce que je constate (si d’aventure elle existait) c’est qu’elle gonfle, se dégonfle, puis regonfle…mais n’éclate jamais !

Qu’en est-il de l’offre ?

En ce qui concerne l’immobilier neuf, il faut savoir que l’opération de construction est un circuit long puisqu’il faut compter au minimum 2 ans entre la négociation d’un terrain et la livraison des logements. En 2014, les mises en chantier sont passées sous le seuil symbolique des 300.000 par an.

Habitués à l’impermanence règlementaire (18 ministres et autant de lois au cours des 40 dernières années), les constructeurs et promoteurs reprendront une activité de production croissante dès l’apparition d’une reprise constatée par des réservations en hausse. Le nombre de ventes de fin 2014 (+ 12,5% ) et les chiffres du début 2015 sont de bons signes.

En ce qui concerne l’immobilier ancien, l’année se profile avec un marché relativement équilibré avec 2,5 millions d’acheteurs face à 2 millions de vendeurs. Le principal obstacle devient la rareté du choix.

Qu’en est-il de la demande ?

78% des français souhaitent devenir propriétaires de leur logement. C’est une tendance très affirmée et vérifiée par les chiffres puisqu’en 10 ans, le pourcentage de propriétaires est passé de 54.1% à 57.8%. C’est une progression importante de 6.8% dans un domaine où les évolutions sont particulièrement lentes.

Par ailleurs, nous avons une excellente croissance démographique avec un rythme de 0,5% par an sur les 5 dernières années. Il s’agit d’un accroissement naturel annuel d’un peu plus de 300 000; c’est l’équivalent chaque année de la population d’une ville comme Nantes.

Cette année l’ensemble des ventes de logements anciens plus neufs pourrait dépasser les 1 100 000 unités. Selon moi, cette recrudescence de la demande (+ 10% vs 2014) est de nature à stopper l’érosion des prix particulièrement en milieu urbain et en périphérie des grandes agglomérations.

Avec la certitude de taux de crédits exceptionnellement bas et négociables (1.91% toutes durées confondues chez In&Fi Crédits) il est certain que l’acquisition d’un bien immobilier en 2015 est parfaitement opportune.

 

Par Pascal Beuvelet, Président fondateur d’In&Fi Crédits