2015 : L’âge d’or pour un achat immobilier optimisé ?

Pour 2015, en ce qui concerne les crédits immobiliers, nous n’identifions aucune raison financière qui modifierait significativement le niveau historiquement bas des taux.

Le principal taux directeur de la BCE (0.05%) ne remontera pas tant que les deux conditions suivantes ne seront pas réunies :

  • Un retour de la croissance. Ce n’est pas envisagé pour 2015 puisque Eurostat prévoit seulement 1.7% pour la zone Euro contre 2% pour l’UE.

 

  • Une reprise significative de l’inflation, qui pour l’instant stagne en dessous de 0.5%, alors même que la BCE a pour mission de maintenir une inflation à hauteur de 2%.

 

En l’état, il est clair que les taux immobiliers resteront bas en 2015 et cela constitue une véritable aubaine pour les emprunteurs.

Cependant, pour l’acquéreur d’un bien immobilier, l’avantage crédit est certes un aspect très positif mais le plus important reste bien évidemment le prix d’achat du logement.

En 2014, les professionnels de l’immobilier ont mesuré  une baisse des prix des logements qui serait de l’ordre de 4%. Cette statistique macro-économique a une valeur toute relative car elle ne tient pas compte des disparités entre les secteurs (urbains tendus et ruraux) et des typologies de logements (maisons ou appartements, neufs ou anciens).

En ce qui concerne l’évolution nationale des prix pour 2015, les avis sont partagés. Certains, tel que Standard &Poor, envisagent une tendance haussière liée à une anticipation de la baisse de l’offre par rapport à la demande (1% en 2015 et 2% en 2016).

D’autres estiment que les prix devraient encore baisser, compte tenu d’une nouvelle raréfaction de la demande. Celle-ci serait la conséquence d’une détérioration du revenu disponible des ménages, due aux augmentations d’impôts votées en 2014 dont l’impact sera effectif en 2015.

A ce stade, où l’analyse des uns et des autres porte sur des écarts de plus ou moins 1 à 2%, il est quasiment impossible de s’engager sur des chiffres par ailleurs gouvernés par les ressentis respectifs des acheteurs et des vendeurs.

En l’état, il faut le reconnaitre, notre marché immobilier est globalement résilient compte tenu d’une économie dépressive, de salaires en berne et d’une hausse continue du chômage.

Pour ma part, je ne vois pas de bulle immobilière en France et si d’aventure il y en avait une, force est de constater qu’elle se dégonfle très lentement…

En 2015, les mesures prises pour relancer l’immobilier et le « détricotage » partiel de la Loi ALUR porteront leurs fruits. Ainsi, une hausse de 7% du nombre de ventes, tous secteurs confondus (neuf et ancien), est parfaitement envisageable.

Dans cette situation, c’est bien l’acquéreur immobilier qui régule le marché car il dispose d’une offre de logements toujours suffisante et des meilleures conditions de crédits.

 

Par Pascal Beuvelet, Président fondateur d’In&Fi Crédits