Assurance de prêt immobilier : du nouveau ! mais pour quel résultat ?

Au 1er janvier 2015, la protection de l’emprunteur en matière d’assurance de prêt se renforce. En effet, la loi impose désormais aux banques d’indiquer précisément dans leur de prêt immobilier le Taux Annuel Effectif Global (TAEA).

Cette obligation formelle d’informer l’emprunteur du montant de l’assurance dont il devra s’acquitter doit être expressément être mentionnée par mois mais aussi sur toute la durée du crédit.

Cette nouvelle règlementation permet de connaitre effectivement le coût réel de l’assurance. Corrélativement, ce dispositif sécuritaire aura l’avantage d’ouvrir plus largement le champ de la concurrence.

En effet lois successives Lagarde et Hamon qui devaient ouvrir la concurrence dans l’intérêt du consommateur sont, à ce jour, quasiment sans effet sur la « chasse gardée » des établissements de crédits. Il faut savoir que le marché français de l’assurance de prêts représente plus de 5,7 milliards d’euros de primes par an. Il s’agit d’une activité hautement rentable captée à 85% par les banques, pour des marges estimées à 40% générant un CA annuel de 2,2 milliards d’euros environ. Les enjeux financiers sont donc très importants et la guerre commerciale est rude, permanente !

Avertis par les médias, les emprunteurs sont de plus en plus nombreux à vouloir renégocier leur contrat d’assurance. Ce n’est pas facile ! Pour l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, le constat est sans équivoque « les banques ne jouent pas le jeu…. même la possibilité offerte à l’emprunteur, conformément à la loi Hamon, de résilier une assurance emprunteur dans l’année de sa souscription est quasiment impossible à mettre effectivement en œuvre. »

Chez In&Fi Crédits nous recevons quotidiennement des emprunteurs, n’ayant pas souscrit un crédit par notre intermédiaire, qui nous sollicitent pour leur fournir un nouveau contrat en remplacement de celui d’assurance groupe qu’ils estiment leur avoir été imposé.

Il faut dire qu’à garantie équivalente l’enjeu financier est de taille. En effet, l’assurance de prêt peut représenter jusqu’à 25 % du coût total du crédit immobilier. Par exemple, pour un crédit de 200 000 € sur 20 ans, le taux d’assurance varie de 0,10 % à 0,40 % selon le contrat souscrit et le profil. Il s’agit donc d’un coût qui peut varier de 5 000 € à 15 000 €, soit du simple au triple !

Chez In&Fi Crédits, nous militons pour que tous les acteurs de l’environnement économique qui participent à la fourniture de la meilleure solution d’assurance pour les emprunteurs disposent d’une grille de lecture comparative commune.

 

Par Pascal Beuvelet, Président fondateur d’In&Fi Crédits