Portrait type de l’investisseur locatif

Parmi les premières mesures du plan de relance de l’immobilier, les nouveaux dispositifs d’incitation à l’investissement locatif ont vu dès le 1er septembre, le remplacement des lois Scellier et Duflot par la loi Pinel. Ces nouvelles incitations vont-t-elles changer le profil des investisseurs ? Une étude récente nous en apprend plus sur ces acquéreurs qui font le choix de l’investissement locatif.

Fin Septembre, une étude menée par le Crédit Foncier dresse le portrait des investisseurs locatifs et montre une grande stabilité dans les critères qui les caractérisent. Réalisée sur un panel de 2.000 personnes entre le 28 juin et le 11 juillet dernier, cette étude montre en premier lieu que les investissements locatifs se réalisent sur six régions privilégiées. Ce sont principalement les régions d’Ile de France et les régions méridionales (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes), qui concentrent près de 76% des transactions en 2014, (contre 74% en 2010).

Rappelons que sur l’ensemble de la France, le locatif privé a représenté un peu moins de 12% du total estimé des logements construits au premier semestre. Ce chiffre est sensiblement stable par rapport à 2013, et inférieur à 2012 ou 2011, quand l’investissement locatif représentait respectivement 16% et 17% des transactions.

On note parmi les acquéreurs une grande disparité de revenus. Ainsi le revenu annuel moyen des investisseurs locatifs est plus élevé en Ile de France où il s’établit à 72 000 euros, quand il est de 74030 euros en région Rhône Alpes. Des chiffres très supérieurs au revenu annuel médian qui s’affiche aux alentours de 67 500 euros à l’échelle de la France.

Quels sont les biens privilégiés? Près de neuf transactions sur dix portent sur des appartements, les maisons individuelles ne représentant que 11% du total. En moyenne, les acquisitions concernent des appartements neufs de 42 mètres carrés, pour un montant moyen de 167.000 euros (+ 11% par rapport à 2010). Le marché de l’immobilier locatif suit également la hausse globale des prix de l’immobilier puisque le pourcentage d’investissement supérieur ou égal à 200.000 euros est passé de 22 à 32% en l’espace de quatre années. Par ailleurs, pour ce qui est du financement, on note que la chute des taux a séduit les acquéreurs et la part des investissements financés à crédit passe à 97% quand elle n’était que de 94% en 2010.

Près de deux tiers des investisseurs locatifs justifient leur choix pour des raisons fiscales mais on relève également une forte différence entre deux types distincts d’acheteurs : les trois quarts des investisseurs dans le neuf affirment investir pour des raisons fiscales, alors qu’ils ne sont qu’un quart parmi ceux qui investissent dans l’ancien. Ces derniers indiquent plutôt vouloir se constituer un patrimoine. Une motivation qui est la deuxième des principales raisons invoquées par l’ensemble des acheteurs. 42% des personnes interrogées précisent également qu’elles souhaitent acquérir un bien à louer pour obtenir un complément de retraite.