Etat des lieux : l’assurance emprunteur à la rentrée 2014

D’après une étude du cabinet de conseil en assurances BAO, si les acheteurs de biens immobiliers peuvent choisir librement leur assurance emprunteur, le flou persiste néanmoins quant aux garanties proposées qui ne sont pas équivalentes d’un contrat à un autre. Voici un petit état des lieux de l’assurance de crédits à la rentrée 2014.

Depuis la loi Lagarde, applicable depuis le 1er semestre 2010, les souscripteurs de crédit peuvent choisir librement leur assurance indépendamment de l’offre proposée par la banque prêteuse. Avec la loi Hamon, entrée en action cet été, il sera même possible de changer d’assurance pendant une durée d’un an après la signature du prêt. Autant d’opportunités d’économies supplémentaires. L’assurance du crédit peut en effet représenter jusqu’à 25% du coût global de l’emprunt souscrit.

Pourtant, cette liberté nouvelle ne va pas de soi. D’une part, les banques pour qui l’assurance représente une source de marge importante font toujours pression sur leurs clients afin qu’ils souscrivent un contrat “maison”. Et elles sont convaincantes le plus souvent : dans 85% des cas, l’assurance retenue est proposée par la banque prêteuse. D’autre part, pour faire face à une concurrence nouvelle, les banques ont mis en place des contre-offres très offensives, avec une tarification moins onéreuse. Le problème est que bien souvent ces offres présentent des contrats dont les garanties sont bien moins avantageuses, même si le client ne s’en rend pas compte en première lecture.

D’après le cabinet BAO: “Cette situation pose la question de la dualité des rôles et des intérêts de la banque dans la vente du crédit immobilier et le placement de l’assurance emprunteur”. En tant qu’établissement préteur, elles se doivent d’être exigeantes sur la qualité des garanties apportées par l’emprunteur, mais en tant qu’intermédiaire d’assurance rémunéré, elles peuvent manquer d’objectivité dans leur mission d’orientation vers l’assurance la plus adaptée aux besoins du souscripteur.

La loi Hamon a pour objectif de favoriser la concurrence en tirant les garanties vers le haut, mais en réalité, dans la pratique, il semblerait que bien souvent l’effet soit inverse. Pour les clients, il est assez difficile de comparer les offres des assureurs et les niveaux de garanties.

Notre conseil : vous avez tout intérêt à consulter un courtier en crédits, tel que les conseillers In&Fi Crédits, qui non seulement vous permettra d’obtenir les meilleures conditions d’emprunt mais qui vous aidera également à comparer les offres d’assurance afin de choisir au meilleur prix le contrat le plus adapté.