L’édito de Pascal Beuvelet : les courtiers crédits à la conquête de l’intermédiation bancaire

En ce début 2014, je veux tordre le coup à cette rumeur persistante qui court : « Les banques ne seraient pas prêteuses ». Cette affirmation est notoirement fausse.

Les établissements de crédits disposent des moyens financiers pour réaliser les opérations de crédits et les conditions d’accès n’ont pas été durcies. Ainsi, disposer d’un apport équivalent a minima au montant des frais d’acquisition, soit 10% du prix d’achat, est nécessaire pour le dossier mais certainement pas une condition impérative.

Les banques sont en permanence à la recherche de nouveaux clients, pour ouvrir de nouveaux comptes et améliorer leur profitabilité.

D’un autre côté les banques se plaignent également d’une baisse de la demande de crédit de la part de leurs propres clients. Cette situation est paradoxale puisque nous constatons que :

  • Les taux sont au plus bas (En moyenne de l’ordre de 3% toutes durées confondues)
  • Les prix de vente sont majoritairement dans un canal baissier
  • Les français toujours fervents de l’accession à la propriété.

 

Sur le fond, il est clair qu’il s’agit d’une vraie crise de confiance. Les candidats à l’accession sont très naturellement pessimistes et particulièrement les primo-accédants. Les principales raisons de leur désaffection sont identifiées.

En premier lieu, ils sont toujours très circonspects quant à leur avenir professionnel. Les fermetures d’entreprises, les plans sociaux, la hausse du chômage sont des réalités quotidiennes. Avec une durée moyenne de 17 ans, un crédit immobilier est très engageant. Réalistes, les emprunteurs n’espèrent pas d’augmentation de leur salaire car la politique du secteur publique comme du secteur privé est à l’économie sur les dépenses et charges salariales. Enfin, ils attendent la mesure effective de l’impact des augmentations d’impôts et de charges sur leur solvabilité et donc leur capacité d’emprunt.

Paradoxalement, dans ce contexte, les parts de marché des courtiers immobiliers progressent toujours puisqu’elles sont passées de 16% en 2006 à plus de 25 % en 2013. Ces parts de marché sont prises sur les Banques avec leur parfait assentiment. Il s’agit d’une progression régulièrement supérieure à 10% par an et dont les raisons sont désormais connues :

  • L’activité de courtage de crédits est règlementée. La Loi de Régulation Bancaire (2010) et ses décrets d’application (2012) sacralisent notre profession. Les nouvelles conditions sécuritaires et prudentielles sont protectrices pour le consommateur. Ce dernier est conforté sur la qualité de nos services et donc y a plus facilement recours.

 

  • Les consommateurs ont bien identifié la qualité de notre expertise et surtout l’étendue de notre gamme de crédit. Chez In&Fi Crédits, un Courtier seul réalise plus de 30 dossiers par an avec plusieurs partenaires, là ou en moyenne une seule agence bancaire de banque n’en réalise que 15 sur ses seuls produits.

 

  • Le courtage de crédits s’inscrit dans la démarche naturelle de comparaison des consommateurs. Ceux-ci, de plus en plus informés, comparent désormais systématiquement l’offre de leur banque avec l’offre généraliste des courtiers.

 

  • Les professionnels de l’immobilier recommandent désormais à leurs clients emprunteurs de contacter un courtier plutôt que leur agence bancaire qu’ils considèrent comme une menace pour l’obtention du crédit pour leur client. En effet, si les Etats-majors des banques sont très positifs sur le crédit immobilier, ce n’est pas toujours le cas au niveau des Conseillers clientèle (Est-ce le bon moment d’acheter ? Ne pensez-vous pas que les prix vont baisser ? Pourquoi investir tout votre apport ? Je vous recommande de garder votre placement pour faire face à d’éventuelles difficultés. Etc…).

 

Les chiffres mesurés en 2012 témoignaient déjà de l’appétence des candidats emprunteurs pour les services de courtage de crédits puisque plus de 40% d’entre eux ont rencontré un courtier. Les chiffres de 2013 seront meilleurs.

Sur le plan économique, l’activité de courtage joue un rôle majeur en participant à la bonne régulation du niveau des taux entre les particuliers et les établissements de crédits.

D’un point de vue macro-économique, nous estimons que les parts de marché des Courtiers en Crédits doubleront dans les 5 à 7 ans pour atteindre 50% de la distribution des crédits immobiliers.

Les courtiers crédits font définitivement partie de l’environnement du financement immobilier aux particuliers.

 

Par Pascal Beuvelet : Président fondateur d’In&Fi Crédits