Immobilier : quel prix au m² dans l’ancien à Paris et en Ile-de-France ?

Au niveau national, les prix de l’Immobilier ancien confirment leur tendance à la baisse (- 0,9%* au troisième trimestre 2013). Concernant le nombre de transactions de la région parisienne, on note une hausse de 10% comparée à la période dégradée de mai à Juillet 2012. L’état du marché, les évolutions envisagées, … In&Fi Crédits fait le point sur la situation de la capitale et de sa périphérie.

Le prix de l’immobilier ancien depuis les années fastes (1999-2007)

Jeudi 03 octobre 2013, la Chambre des notaires de Paris/Ile-de-France présentait ses chiffres du marché des logements anciens pour le troisième trimestre 2013. De mai à juillet, près de 38.500 logements anciens ont été vendus cette année en Ile-de-France. Ce chiffre, en hausse de 10% par rapport à la même période de l’année précédente, se répartit de la manière suivante : +9% pour les appartements et +12% pour les maisons.

De très bons résultats qui sont cependant à pondérer car « la période de comparaison de l’an dernier (mai à juillet 2012) était représentative d’un marché très affaibli », comme le rappellent les notaires franciliens. En effet, au début de l’année 2012, les ventes s’étaient fortement ralenties après une accélération des transactions liée à la réforme des plus-values immobilières. Le nombre de ventes avait en effet précédemment fortement augmenté afin que celles-ci soient réalisées avant que le délai de la fiscalité allégée ne soit porté à 30 ans. Par la suite, le marché avait chuté. Par ailleurs, si l’on compare mai-juillet 2013 à la même période en 2011, le nombre de transactions de logements anciens en Ile-de-France a baissé de 16%, avec notamment un record à -29% dans le département du Val-d’Oise. Comparé aux années de forte activité, entre 1999 et 2007, le nombre de transactions sur mai-juillet 2013 affiche un repli encore plus net de -21%.

Le prix au m2 à Paris et en IDF et les tendances d’ici la fin d’année

Concernant la période de mai à juillet, les notaires relèvent une baisse de 1% des prix au m² en Ile-de-France (soit – 0,9% pour les appartements et -1,2% pour les maisons). Notons également que le prix des maisons en grande couronne enregistre une baisse plus importante que celle des biens situés en petite couronne, avec respectivement -1,4% contre -0,8%. Qu’en est-il de la situation sur Paris ? Dans la capitale, la baisse est encore plus nette avec -1,7% pour les appartements sur un an. Ainsi, fin juillet 2013, les prix parisiens retrouvaient un niveau équivalent à ceux de décembre 2012, pour s’établir en moyenne à 8.260 euros le m2.

Les indicateurs collectés par les notaires permettent également d’avoir une idée de l’évolution des mois à venir. En effet, ces indicateurs étant calculés sur la base des prix des avant-contrats de vente dans l’ancien, ils permettent d’anticiper la poursuite, jusqu’à fin novembre, d’une baisse modérée des prix à Paris et une stabilité du prix au m² des appartements anciens dans les Hauts-de-Seine.

 

*Sources : Etude du réseau immobilier Guy Hoquet et statistiques de la Chambre des notaires de Paris/Ile-de-France.