Le placement immobilier toujours aussi rentable ?

Moins rentable mais plus tranquille ! Durant les 20 dernières années, les placements immobiliers ont bénéficié de la hausse des prix et de la baisse des taux d’emprunt pour s’imposer face aux autres types de placements. Aujourd’hui, les perspectives de rentabilité s’avèrent plus modestes, mais l’avantage réside toujours dans la faible volatilité et donc dans la sécurité d’un tel placement.

Portés par la croissance des prix et par la baisse des taux d’emprunt, les rendements des logements atteignaient des proportions très élevées entre le milieu des années 1990 et la fin des années 2000. Aujourd’hui, la tendance des rendements est à la baisse. Cependant, la faible volatilité de l’investissement immobilier contribue à en faire un investissement de «bon père de famille », avec une rentabilité plus faible mais toujours aussi sûre.

Sans oublier que, malgré la stabilité actuelle des prix, la rentabilité des acquisitions réalisées entre 2000 et 2003 reste nettement supérieure à celles des autres placements. Pour ceux qui ont investi sur 10 ans, l’immobilier conserve son statut de placement plus rentable que l’or ou le CAC 40, avec des rendements annuels moyens de 21%, contre 16% pour l’or, et 8% en moyenne pour le CAC 40.

Les taux de rentabilité du placement immobilier ?

Le placement immobilier défie les lois du marché. Comme le rappelle Nicolas Bouzou, économiste et directeur du cabinet d’études Asterès : “Un risque important ou une forte volatilité est normalement associé à une rentabilité élevée. Or, parmi les placements sur 10 ans réalisés entre 1980 et 2003, l’immobilier a défié cette loi en offrant, en moyenne, les rendements les plus élevés pour une volatilité inférieure à celles des actions et de l’or. C’est en cela un placement exceptionnel, même s’il est peu liquide”.

Par ailleurs, les taux de rentabilité interne (TRI) annuels moyens des placements immobiliers sur 10 ans réalisés entre 1980 et 2003 sont toujours restés positifs, oscillant entre 8% et 28%. Un chiffre à rapprocher des rentabilités du CAC 40, dividendes compris, qui évoluaient entre des rentabilités de -1% à +29%, ou encore à celles de l’or, compris entre -6% et 16%.
Investir dans l’immobilier reste donc un placement recommandé. L’effet de levier du crédit permet de démultiplier l’apport investi, et la valorisation du bien, même si elle n’atteint plus pour l’instant les niveaux des précédentes années, participe à la sécurité de l’investissement.