Crédit immobilier et rachat de crédits, les chiffres de l’INSEE

Une récente enquête de l’INSEE sur l’accession à la propriété révèle que ces dernières années de nombreux emprunteurs se sont tournés vers la solution du rachat de crédits en cours pour faciliter l’achat de leur logement. L’enquête nous éclaire également sur les tendances actuelles de l’acquisition immobilière.

 En agissant sur la solvabilité et le profil des emprunteurs, le rachat de crédits permet d’optimiser la recherche d’un financement immobilier. Les solutions de restructuration sont ainsi apparues de plus en plus pertinentes pour faciliter une acquisition. Elles constituent également des outils de gestion efficaces pour supporter les charges de remboursement. Les acheteurs au budget serré peuvent grâce à elles ajuster leurs mensualités à leurs capacités financières.

 L’enquête de l’INSEE met en lumière également l’augmentation des acquisitions de résidence principale. Entre 2002 et 2006, 612 000 ménages sont devenus propriétaires de leur résidence principale contre 542 000 entre 1997 et 2001. L’attrait pour la propriété s’est donc développé mais les foyers les plus modestes et les primo-accédants ont dû augmenter leur effort financier, et cela malgré les conditions actuelles plus propices, avec des taux bas et des prêts dont la durée s’allonge. Un allongement de la durée des prêts qui profite notamment aux jeunes ménages.

 L’achat d’un bien immobilier n’en constitue pas moins une charge financière plus importante dans le budget des acquéreurs. Entre 2002 et 2006, il représentait aux environs de 4,2 ans de revenus contre 3,1 ans les quatre années précédentes. Un chiffre à rapprocher des difficultés de paiement que 6,7 % des accédants avouent rencontrer. Malgré cela, les impayés restent marginaux et seuls 0,7 %  des emprunteurs sont dans l’impossibilité d’honorer leurs mensualités.

 L’enquête de l’INSEE montre aussi que les nouveaux propriétaires sont plus nombreux à acheter en zone péri-urbaine ou en zone rurale, ce qui favorise l’acquisition de logements neufs. Malgré tout, ces acquisitions de logements neufs représentent seulement un tiers des ventes quand ils étaient majoritaires dans les années 1980.