Un net rebond du marché immobilier

Bonne nouvelle : le marché immobilier semble reprendre de la vigueur ! D’après l’Observatoire Crédit Logement/CSA, Le montant des prêts immobiliers accordés au deuxième trimestre 2013 a bondi de 35% après avoir connu une nouvelle baisse au 1er trimestre et une chute de 26% l’année dernière.

Des prêts plus nombreux, un montant global plus important

Le montant des prêts immobiliers accordés au deuxième trimestre 2013 a bondi de 35% après avoir connu une nouvelle baisse de 8,7% au 1er trimestre et une chute de 26% l’année dernière. Ces chiffres encourageants, fournis par l’Observatoire Crédit Logement/CSA, montrent une nette reprise de la production de crédits immobiliers après plusieurs trimestres de baisse consécutifs. L’an dernier, la récession des marchés immobiliers s’était accompagnée d’un fort recul de la production de crédits, « de 26,4% pour l’ensemble des prêts bancaires ». Le mouvement à la baisse semble donc bel et bien enrayé.

Toutefois, « le marché n’a pas encore retrouvé le niveau d’activité qui était le sien avant le déclenchement de la crise actuelle », précise l’Observatoire. En effet, ce rebond ne traduit pas une augmentation du nombre des transactions, mais la hausse des montants empruntés. Pour ce qui est du nombre de prêts, ils sont également en augmentation, mais selon une hausse plus modeste, de +7,7% par rapport au trimestre précédent.

Comme le rappelle l’Observatoire du Crédit Logement/CSA, les ménages les plus modestes (revenus inférieurs à 3 fois le Smic) ont été très affectés par la “reconfiguration du prêt à taux zéro (PTZ+)” survenue l’an dernier. Dès le premier trimestre 2013, leur indicateur de solvabilité est redescendu pour s’établir à “l’un de ses plus bas niveaux observés depuis le début des années 2000″. Cette chute a toutefois été atténuée par l’amélioration des conditions de crédit – notamment des taux à leur plus bas niveau historique (2,95% en moyenne) – et par la progression des apports personnels. Les ménages modestes dotés d’un apport personnel suffisant ont ainsi pu réaliser leur projet. Ce qui n’a pas été le cas de ceux qui n’avaient pas l’apport nécessaire et qui ont été évincés du marché de l’accession par l’évolution du PTZ+.

Notons également que les ménages aisés ont vu eux aussi leur indicateur de solvabilité se replier l’an dernier: “le ralentissement de la hausse des prix (+0,4 % en 2012 après +4,1 % en 2011) n’a pas été suffisant pour contrebalancer l’impact du blocage du marché de la revente sur ces ménages” relève à ce propos l’Observatoire du Crédit Logement / CSA.