IMMOBILIER : CECILE DUFLOT MILITE POUR LA BAISSE DES PRIX

Dans un article publié début janvier par le journal Les Echos, la ministre du Logement Cécile Duflot a rappelé sa volonté de « s’engager à relancer la construction en 2013 ». Elle a également dénoncé la « hausse artificielle des prix immobiliers depuis 2008 ». Une hausse qu’elle explique notamment par les précédents dispositifs, tels que l’ancien  PTZ à taux zéro ou le dispositif Scellier.

Cécile Duflot a rappelé que la réforme du prêt à taux zéro (en vigueur depuis le 1er janvier 2013) permettra de « recentrer cette aide sur les ménages les plus modestes » tandis que le précédent dispositif était accessible sans plafond de ressources et ouvert à l’immobilier ancien. Elle a également évoqué le dispositif fiscal « Duflot » qui présente l’avantage d’encourager l’investissement locatif tout en améliorant la situation des locataires avec des loyers inférieurs de 20% au marché.

La ministre du logement a également évoqué l’aide à l’investissement locatif qui prévoit une réduction d’impôt de 18% « sur le revenu pour l’acquisition ou la construction d’un logement neuf en zone tendue ». Une mesure qui imposera également au propriétaire de mettre son bien en location pendant neuf ans minimum, avec un loyer plafonné et inférieur au marché, et pour des locataires sous plafond de ressources

Lutter contre la bulle spéculative immobilière

Évoquant à demi-mot le précédent dispositif Scellier, la ministre a rappelé que celui-ci avait « provoqué depuis 2008 une hausse artificielle des prix de l’immobilier, unique en Europe ». Elle a ajouté également qu’elle « ne prendrait pas de mesures à l’emporte-pièce, non ciblées et sans contrepartie comme l’on fait (ses) prédécesseurs ». Par ailleurs, elle a évoqué avec force quelles étaient les principales orientations de sa politique : « Je ne veux pas de nouvelles bulles spéculatives, ma priorité est de relancer le secteur de la construction (…) avec l’objectif clair d’une baisse des prix de l’immobilier, du foncier et des loyers ».